Les émissions de polluants en Israël en baisse sur fond de guerre

Selon un rapport du ministère de la Protection de l'environnement, le volume des émissions de polluants a diminué en 2025. Cette baisse est principalement attribuée à la réduction de l'utilisation du charbon et au ralentissement de l'activité industrielle lié à la guerre.

CalcalistAuteur : Shani Ashkenazi
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Les émissions de polluants en Israël en baisse sur fond de guerre
Photo : Calcalist / צילום: שרון צור

Le volume des émissions de polluants a diminué en 2025, selon un rapport du ministère de la Protection de l'environnement s'appuyant sur les données des plus grandes usines d'Israël. Les émissions d'oxydes d'azote, liées à la production d'électricité, au transport et aux activités portuaires, ont chuté de 13 %. Les émissions d'oxydes de soufre, issues de la combustion du charbon, ont diminué de 49 %. Une réduction de 22 % des particules respirables (PM2.5 et PM10) et de 3 % des gaz à effet de serre a également été enregistrée.

Cette baisse a permis à l'économie d'économiser 4,2 milliards de shekels en coûts externes (santé publique et dommages climatiques). Les principaux facteurs sont :

  1. La réduction de 80 % de l'utilisation du charbon sur les unités 1-4 de la centrale Orot Rabin à Hadera.

  2. L'augmentation de la production d'électricité à partir de sources renouvelables.

  3. La diminution des incendies de forêt et des feux de déchets municipaux.

Cependant, certaines zones comme Ashdod ont enregistré une hausse de 14 % des émissions de polluants cancérigènes. Le coût externe total de la pollution s'est élevé à 34 milliards de shekels l'an dernier, soit une baisse de 12 % par rapport à 2024.

Défis de surveillance et fiabilité des données

La centrale Orot Rabin demeure l'installation la plus polluante malgré une réduction de 49 % de son impact. L'usine de ciment Nesher se classe deuxième, suivie de la centrale Rotenberg. Les experts soulignent que ces améliorations résultent souvent du ralentissement industriel imposé par la guerre plutôt que d'une politique environnementale proactive.

Le professeur Adi Wolfson, du Collège académique Sami Shamoon, souligne que les données des stations de surveillance urbaines contredisent parfois les rapports des usines. Dans la baie de Haïfa, malgré la tendance générale, les émissions de substances suspectées d'être cancérigènes ont augmenté de 4 % et les composés organiques volatils non méthaniques (COVNM) de 15 %. Le ministère de la Protection de l'environnement reconnaît un écart entre les rapports industriels et les mesures réelles de benzène, sans toutefois pouvoir en identifier la source exacte.

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