« Les meilleurs pour l'éducation » : le plan de réforme d'Aliza Bloch

L'ancienne maire de Beit Shemesh, Aliza Bloch, désormais membre du parti « Ha-Achdut », a présenté un plan de réforme éducative ambitieux. Ses priorités incluent l'autonomie des directeurs d'école, des contrats incitatifs pour les enseignants et la transformation de la terminale en une « année de préparation nationale ».

YnetAuteur : Yair Kraus
Source
« Les meilleurs pour l'éducation » : le plan de réforme d'Aliza Bloch
Photo : Ynet / צילום: עוז מועלם

Ce mardi matin, les écoles ont rouvert leurs portes à travers le pays, mais dans le nord, cette rentrée est loin d'être routinière. Après près de trois ans de guerre, d'évacuations prolongées et de perturbations constantes, le système éducatif en Galilée tente de se stabiliser. Le Dr Aliza Bloch, ancienne maire de Beit Shemesh, qui a consacré les deux dernières années à la réhabilitation du système éducatif à Kiryat Shmona, souhaite désormais porter ces enjeux à la Knesset sous la bannière du parti « Ha-Achdut » (« Unité »), dirigé par Gilad Erdan et Yuli Edelstein.

Une expérience de terrain

Forte de plusieurs décennies d'expérience dans l'éducation et l'administration locale, Bloch souligne le décalage entre les décisions prises à Jérusalem et la réalité du terrain. « J'ai parcouru toutes les étapes du système : de l'enseignement au lycée Givat Gonen à la direction du réseau Branco Weiss et à la gestion d'une ville complexe. Mon séjour dans le nord a mis en lumière à quel point les décideurs sont déconnectés de ceux qui vivent en première ligne », explique-t-elle.

Elle cite le cas des élèves de Kiryat Shmona : « Ces enfants ont commencé la 7e année pendant la pandémie, ont été évacués en 10e année et ont terminé leur terminale en pleine guerre. Pourtant, le ministère de l'Éducation a exigé qu'ils passent leurs examens du baccalauréat comme si de rien n'était, alors que lors d'opérations militaires dans le centre du pays, les examens sont annulés immédiatement. Cela envoie le message que leurs difficultés ne font pas partie de l'histoire israélienne. »

Les piliers du plan

Le programme de Bloch vise à réduire la centralisation du ministère de l'Éducation pour renforcer le pouvoir des directeurs d'école. « Nous avons transformé les enseignants en commis administratifs. Il est impératif de faire de l'éducation une mission nationale et d'adopter un modèle fondé sur l'excellence », déclare-t-elle. Ses propositions incluent :

  1. Des contrats personnels gratifiants pour les enseignants exceptionnels.

  2. Une autonomie managériale et budgétaire accrue pour les directeurs d'établissement.

  3. La création d'un cabinet civilo-éducatif statutaire pour coordonner les interventions en situation d'urgence.

  4. La transformation de la terminale en une « année de préparation nationale » axée sur le leadership et l'engagement citoyen.

Réforme de l'éducation Haredi

Bloch aborde également les tensions entre les différents systèmes éducatifs. Elle préconise la fin du cloisonnement politique et l'instauration d'un tronc commun obligatoire (au moins 40 %) dans tous les secteurs, y compris les écoles Haredi. « La solution consiste à réguler l'éducation étatique-Haredi dès la maternelle, afin que l'enfant puisse être à la fois érudit de la Torah et médecin ou ingénieur, un partenaire à part entière de la société », soutient-elle.

Bien qu'elle admette que l'éducation ne soit pas toujours le sujet qui fait basculer les élections, Bloch insiste sur son importance stratégique : « Si nous ne comprenons pas que l'arène éducative est aussi critique que celle contre le Hezbollah ou l'Iran, nous sommes en danger. La guérison de la fracture israélienne ne viendra pas d'accords politiques, elle naîtra uniquement de l'intérieur des salles de classe. »

Dans la même rubrique