Liban : craintes d'un troisième conflit avec Israël malgré les promesses du Hezbollah
Le président libanais Joseph Aoun craint une troisième guerre dévastatrice avec Israël malgré les promesses du Hezbollah. Washington a averti Beyrouth des conséquences catastrophiques d'une implication du mouvement.

L'inquiétude grandit au Liban face à la perspective d'un troisième conflit armé avec Israël, en dépit des promesses du Hezbollah de s'abstenir d'intervenir dans une éventuelle confrontation entre l'Iran, les États-Unis et Israël, selon un rapport publié dimanche par le quotidien saoudien Asharq Al-Awsat.
Le président libanais, Joseph Aoun, redoute une répétition des événements de mars dernier, lorsque le Hezbollah avait donné des assurances similaires avant de finalement s'engager dans les combats à la suite de l'élimination du Guide suprême iranien, Ali Khamenei. Aoun adopte également une attitude de grande prudence face au dialogue naissant avec le mouvement armé.
Conscient qu'une nouvelle escalade s'avérerait dévastatrice pour le sud du Liban et la communauté chiite, le chef de l'État a reçu de multiples mises en garde internationales. La plus récente provient du secrétaire d'État américain, Marco Rubio, qui l'a averti lors d'un entretien téléphonique qu'une intervention du Hezbollah aurait des conséquences catastrophiques.
Par ailleurs, les négociations indirectes entre le Liban et Israël se trouvent dans une impasse en raison de désaccords sur les mécanismes de contrôle dans le sud du pays. Le Liban rejette l'idée d'impliquer des organisations non gouvernementales, tandis qu'Israël refuse de confier cette tâche aux observateurs des Nations unies.
Aoun a par ailleurs indiqué à ses détracteurs qu'il avait formellement ordonné à l'armée libanaise d'éviter tout contact direct avec Tsahal tant que les troupes israéliennes demeurent déployées sur le sol libanais. Pour rappel, le Hezbollah s'était joint aux hostilités le 2 mars dernier à la suite de frappes américaines et israéliennes en Iran, avant qu'un cessez-le-feu ne soit instauré sous l'égide de Washington en avril.





