Le successeur désigné de Katz au Commandement central n'était pas enthousiaste à l'idée de cette nomination
Le chef d'état-major de Tsahal, Eyal Zamir, a décidé de geler les nominations de nouveaux généraux de division jusqu'en 2027. Cette mesure vise à préserver la stabilité du commandement militaire face aux pressions politiques.

Il y a trois mois, le chef d'état-major de Tsahal, le général de corps d'armée Eyal Zamir, a convoqué le chef de la direction du personnel, le général de division Dado Bar Khalifa, pour discuter de son avenir. Il était question de le nommer commandant du Commandement central en remplacement du général de division Avi Bluth. À la surprise du chef d'état-major, Bar Khalifa n'a pas manifesté d'enthousiasme, préférant le Commandement Nord ou Sud.
Bar Khalifa avait conscience que le Commandement central était devenu un poste dont il est difficile de sortir indemne. Le commandant y est la cible de critiques venant de toutes parts : mouvement des implantations, « jeunesse des collines », organisations de défense des droits de l'homme et échelon politique. Dans le contexte actuel, ce poste est un champ de mines politique autant qu'opérationnel. Bien que Bar Khalifa ait souhaité devenir secrétaire militaire du Premier ministre, cette option n'a pas abouti, et il a finalement accepté le poste de commandant du Commandement central.
Cette affaire illustre un phénomène plus large : les officiers supérieurs évaluent désormais leurs choix en fonction du coût politique et public de chaque fonction. Cela survient en pleine crise de main-d'œuvre sans précédent au sein de Tsahal. Des commandants de qualité quittent l'armée après près de trois ans de guerre continue, d'épuisement et de pression intense. Au lieu de renforcer la confiance, le processus de nomination est devenu une source de tension.
Le ministre de la Défense, Israël Katz, a commencé à bloquer certaines promotions, soulevant des interrogations sur la nature purement professionnelle de ses décisions. La tension a culminé lorsque Katz a annoncé publiquement le successeur de Bluth alors que ce dernier était encore en poste. Face à cela, le chef d'état-major Zamir a annoncé qu'aucune nouvelle nomination de général de division n'aurait lieu avant début 2027. Son objectif est de maintenir la stabilité au sein de la direction de l'armée et de l'éloigner de la campagne électorale. Par conséquent, le général de division Avi Bluth restera à la tête du Commandement central jusqu'en 2027 au moins.




