Le Shin Bet a exprimé des réserves, Zini a approuvé : tous les employés du Conseil de sécurité nationale soumis au polygraphe
La commission ministérielle sur les affaires du Shin Bet se réunira cette semaine pour discuter de la demande du chef du Conseil de sécurité nationale (CSN), Shmuel Ben Ezra, de rendre tous les postes de son organisation soumis au polygraphe. De nombreux membres du CSN n'avaient pas accès aux documents de renseignement faute de contrôles continus. Malgré les réserves des professionnels du Shin Bet, David Zini a donné son approbation.

La commission ministérielle sur les affaires du Shin Bet se réunira mercredi pour discuter — et probablement approuver — la demande du nouveau chef du Conseil de sécurité nationale (CSN), Shmuel Ben Ezra, d'instaurer une obligation de polygraphe pour tous les employés du CSN.
Cette exigence est motivée par le fait que les employés du CSN aux échelons professionnels n'avaient pas accès à de nombreux documents de renseignement, faute de disposer de l'habilitation de sécurité requise, qui inclut un polygraphe continu effectué périodiquement. L'organisme chargé de réaliser ces tests est le Shin Bet, dont les professionnels ont exprimé des réserves quant à l'extension de cette obligation à tous les postes du CSN, en raison de contraintes de ressources et de personnel. Malgré cela, le chef du Shin Bet, David Zini, a approuvé la demande de Ben Ezra.
Le travail d'état-major sur ce sujet a commencé avant même le mandat de Ben Ezra à la tête du CSN, après que le Shin Bet et d'autres responsables du renseignement se soient opposés, pendant la guerre, à l'exposition du personnel du CSN — y compris à des postes élevés — à des documents classifiés, au motif qu'ils ne sont pas soumis à un polygraphe continu.
Dans d'autres organismes de sécurité, comme le Shin Bet, le Mossad ou Tsahal, les titulaires de postes sont tenus de passer un polygraphe sur une base régulière pour obtenir une habilitation de sécurité. Au CSN, en revanche, les titulaires de postes passent un polygraphe uniquement lors de leur embauche, ce qui restreignait leur accès aux documents de renseignement sensibles.
Le Shin Bet a choisi de ne pas commenter l'information. Le Conseil de sécurité nationale a répondu :
« Le CSN ne commente pas les documents classifiés ou le contenu des discussions confidentielles ».




