Le seuil d'entrée à la Knesset grimpe : les petits partis en danger
Une analyse du Centre Taub avertit que l'augmentation du nombre d'électeurs fera grimper le nombre de voix nécessaires pour franchir le seuil électoral. Avec une participation de 70 %, il faudra environ 171 000 voix, et jusqu'à 195 000 en cas de participation à 80 %. Sans alliances, les petits partis risquent de gâcher des centaines de milliers de voix.

Le risque des voix « perdues » devient une réalité préoccupante : à 77 jours du scrutin, le paysage politique reste fragmenté, et les petits partis, oscillant autour du seuil électoral, pourraient déterminer l'issue de la formation du prochain gouvernement.
Le Centre Taub a publié une étude spéciale soulignant une hausse marquée du seuil d'entrée à la Knesset, principalement due à l'augmentation de la population électorale depuis 2022. En l'absence d'alliances stratégiques, de nombreux petits partis risquent de ne pas franchir le seuil, entraînant la perte de centaines de milliers de suffrages.
Croissance électorale et seuil d'entrée
Selon l'analyse, le seuil d'entrée lors des élections de 2022 était d'environ 155 000 voix valides. À l'époque, près de 420 000 voix ont été perdues, soit 8,8 % du total, l'équivalent d'environ dix sièges à la Knesset. D'ici fin octobre 2026, le nombre d'électeurs inscrits passera de 6,789 millions à environ 7,561 millions, sous l'effet de l'arrivée de nouvelles classes d'âge et de la naturalisation.
Le document présente différents scénarios basés sur le taux de participation :
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Avec une participation de 70 %, le ticket d'entrée sera d'environ 171 000 voix.
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Avec une participation de 75 %, le seuil grimpera à environ 183 000 voix.
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Avec une participation de 80 %, un parti devra obtenir environ 195 000 voix.
Enjeux politiques
Le professeur Alex Weinreb, auteur du rapport, souligne que chaque variation de 1 % du taux de participation modifie le seuil d'environ 2 240 voix. Les chefs de parti incapables de garantir le soutien de 200 000 électeurs mettent en péril leur bloc politique tout entier.
« Il est essentiel de ne pas confondre le seuil électoral formel avec le seuil réel nécessaire pour entrer à la Knesset », explique le professeur Weinreb. Il exhorte les dirigeants des petits partis à tenir compte des marges d'erreur des sondages et, s'ils ne peuvent atteindre la barre des 200 000 voix, à envisager de se retirer de la course pour ne pas nuire à leur camp politique.



