Le projet pilote dans le nord de la bande de Gaza et des soldats d'Ouganda : le nouveau plan qui sera présenté à Nétanyahou

L'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, l'émissaire Jared Kushner et Nickolay Mladenov rencontreront demain (lundi) le Premier ministre et proposeront un plan d'application pour l'accord en 15 points. Le plan, qui a été présenté aux hauts responsables du Hamas en Égypte, comprend la création de zones pilotes pour les personnes déplacées dans le nord de la bande de Gaza, le déploiement d'une force d'avant-garde étrangère et le renouvellement du cessez-le-feu. Le Hamas n'a pas rejeté le plan, mais a conditionné les progrès à l'arrêt des éliminations ciblées et à l'ouverture du point de passage de Rafah.

Israel HayomAuteur : Danny Zaken
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Le projet pilote dans le nord de la bande de Gaza et des soldats d'Ouganda : le nouveau plan qui sera présenté à Nétanyahou
Photo : Israel Hayom / רה"מ בנימין נתניהו ומנכ"ל מועצת השלום על רקע רצועת עזה. צילום: רויטרס EPA

Une délégation diplomatique de haut niveau arrivera demain (lundi) en Israël pour tenter de relancer les contacts avec le Hamas. L'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, l'émissaire Jared Kushner et le directeur général du Conseil de la paix Nickolay Mladenov rencontreront le Premier ministre Benyamin Nétanyahou dans le but de proposer un plan d'application pour l'accord en 15 points, tout en répondant aux exigences israéliennes sur le sujet.

Selon des sources diplomatiques proches des discussions, le plan en cours d'élaboration a déjà été évoqué lors d'une réunion que les trois hommes ont tenue avec de hauts responsables du Hamas à El-Alamein, en Égypte. Lors de la réunion, à laquelle ont également participé le chef du renseignement égyptien Hassan Rashad et des représentants de la Turquie, les dirigeants du Conseil de la paix ont soulevé les principes fondamentaux.

Le plan comprend le début du transfert des pouvoirs civils à un conseil technocratique et la préparation de l'infrastructure pour la remise des armes du Hamas. Parallèlement, la réhabilitation des zones qui ne sont pas sous le contrôle du Hamas ou celles situées sur la « ligne jaune » est prévue, principalement dans la région de Rafah et dans le nord de la bande de Gaza. Ces zones serviront de « zones pilotes », sur le modèle de l'accord avec le Liban. Des camps temporaires pour les personnes déplacées de la bande de Gaza y seront établis, et des services organisés, l'éducation, la santé et des infrastructures civiles y seront fournis — sans aucun lien avec le Hamas.

De plus, le plan parle du déploiement dans les semaines à venir d'une unité d'avant-garde de la force multinationale (ISF) dans ces zones pilotes. La question devrait être soulevée lors de la réunion avec Nétanyahou, après qu'Israël a déjà exprimé son accord de principe sur cette démarche, mais les détails opérationnels sur le terrain et les pouvoirs de la force n'ont pas encore été convenus. Dans une première phase, il s'agit de soldats d'Ouganda et du Kosovo, et par la suite, des soldats du Maroc seront également intégrés. Le plan comprend également un renouvellement du cessez-le-feu dans les conditions précédentes, qui permettent à Tsahal de tirer sur une menace émergente et de protéger les soldats déployés le long de la ligne jaune dans la bande de Gaza.

Exigences du Hamas et violations de l'accord

Au cours de la réunion en Égypte, les membres du Conseil de la paix ont présenté des informations reçues d'Israël sur les violations par le Hamas du plan Trump, notamment la reconstruction de ses forces et leur armement. Le dirigeant du Hamas, Khalil al-Hayya, a réitéré sa demande pour qu'Israël cesse les opérations offensives contre ses hommes et a affirmé que si celles-ci se poursuivaient, l'organisation ne pourrait pas remplir sa part de l'accord et que ses hommes devaient conserver la capacité de se défendre. Rappelons qu'aujourd'hui même, les forces de Tsahal ont attaqué à deux reprises et éliminé deux terroristes à Khan Younès et à Nuseirat.

La réponse de l'équipe du Conseil de la paix a été claire : la promotion du plan est ce qui permettra de mettre fin aux opérations offensives. Les responsables du Hamas, de leur côté, n'ont pas rejeté le plan, mais ont conditionné la poursuite des progrès à l'arrêt des éliminations ciblées, à l'entrée d'engins lourds pour le déblaiement des décombres et à l'ouverture du point de passage de Rafah conformément à l'accord.

Demain, l'équipe du Conseil de la paix devra présenter le plan et les réponses du Hamas à Nétanyahou et tentera de parvenir à des accords sur une progression prudente en fonction des développements sur le terrain.

« Donner une nouvelle chance au processus »

Rappelons que le Premier ministre Nétanyahou avait précédemment rejeté publiquement le plan en 15 points. Cependant, dans la pratique, Tsahal a mis en œuvre les conditions fixées pour Israël, s'est positionné sur la ligne jaune convenue et a arrêté les opérations offensives contre le Hamas pendant une semaine. En revanche, l'organisation terroriste n'a pas rempli ses obligations et a continué à planifier des opérations contre les soldats de Tsahal, notamment des tentatives de pose d'engins explosifs, la mise en place d'embuscades de tireurs d'élite et l'infiltration dans des zones. Pas plus tard qu'hier, un char de Tsahal a roulé sur un tel engin, dans un incident qui s'est terminé sans victimes.

Selon l'une des sources diplomatiques, l'intention de l'équipe demain est de donner une nouvelle opportunité de promouvoir le plan, suite à l'accord de principe du Hamas pour rendre ses armes. « Si le processus commence, nous pourrons vérifier si le Hamas a l'intention de mettre en œuvre l'accord, ou comme on le pense en Israël, s'il va s'y soustraire », a expliqué la source. « Les principes sont clairs, le Hamas doit se désarmer complètement et transférer les pouvoirs de gouvernance, et le Conseil s'y est engagé. Israël, de son côté, doit respecter les conditions auxquelles il a consenti dans le plan Trump, tout en préservant pleinement sa sécurité. »

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