Le PDG du Conseil de la paix répond à Nétanyahou : « Si Gaza est démilitarisée, Israël se retirera »
Dans une interview exclusive accordée à la chaîne 12, Nikolaï Mladenov a commenté le plan de démilitarisation de la bande de Gaza. Il a insisté sur le fait que le processus ne repose pas sur la confiance envers le Hamas et que tout retrait de Tsahal sera strictement progressif et conditionnel.

Le PDG du Conseil de la paix, Nikolaï Mladenov, a évoqué dans une interview exclusive accordée à la chaîne 12 la feuille de route rejetée par le Premier ministre Benyamin Nétanyahou, précisant qu'aucune partie n'est tenue d'agir avant que les mesures ne soient concrètement mises en œuvre sur le terrain.
Selon Mladenov, un retrait de Tsahal sera effectué progressivement, zone par zone, et uniquement en fonction des progrès vérifiables de la démilitarisation. Il a souligné que si le Hamas ne respectait pas ses engagements, le processus serait immédiatement interrompu.
Les fondements de la feuille de route
Le plan, dirigé par le président américain Donald Trump, exige que le Hamas remette non seulement ses armes, mais aussi l'entière responsabilité de la gouvernance à Gaza — incluant les infrastructures et l'administration — au Comité national du Conseil de la paix. L'organisation terroriste a accepté de mettre fin à toutes ses « activités militaires ».
Mladenov a détaillé trois composantes clés du plan :
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Démilitarisation complète : saisie de toutes les armes, y compris les kalachnikovs, l'armement lourd et la destruction des sites de production.
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Transfert de la gouvernance au Conseil de la paix via le Comité national.
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Déploiement d'une force de sécurité internationale pour surveiller le processus.
Confiance et « ligne jaune »
Mladenov a insisté sur le fait que le plan ne repose pas sur la confiance envers le Hamas. « Nous sommes très lucides quant aux risques tout au long du parcours », a-t-il déclaré. « Si les engagements ne sont pas respectés, nous ne passons pas à l'étape suivante. »
À ce stade, Tsahal est invité à rester sur la « ligne jaune » et à ne pas opérer au-delà, sauf en cas de menace immédiate pour la vie des soldats. À mesure que la démilitarisation progressera, cette ligne reculera vers la clôture de sécurité.
Tunnels et médiateurs
La destruction du réseau de tunnels au rythme actuel pourrait prendre plus d'une décennie, bien que le Conseil de la paix envisage d'utiliser des machines et des entrepreneurs supplémentaires pour accélérer les travaux.
Répondant aux inquiétudes concernant l'implication de la Turquie et du Qatar, Mladenov a affirmé que leur contribution avait été cruciale pour obtenir l'accord du Hamas. Il a ajouté que le processus bénéficie du soutien de l'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Koweït et d'autres partenaires régionaux, et que la sécurité sera assurée par des forces internationales et les institutions du Conseil de la paix, et non par les médiateurs eux-mêmes.
« Si nous nous laissons entraîner dans des disputes sur chaque détail, la seule alternative sera le réarmement du Hamas et le risque croissant d'un nouveau 7 octobre », a conclu Mladenov.



