Le nouvel accord des États-Unis pour l'Iran : Ormuz sera ouvert - et la pression sur Téhéran diminuera
Selon un rapport d'« Aram News », Washington a proposé à Téhéran un plan mensuel : l'ouverture du détroit d'Ormuz à la libre navigation sans frais en échange d'un allègement du blocus, de la libération de fonds ou d'un assouplissement des sanctions. Le Pakistan joue le rôle de médiateur pour tenter de transformer cette proposition en un accord temporaire.
Les États-Unis ont transmis à l'Iran une nouvelle proposition pour la réouverture du détroit d'Ormuz au trafic commercial régulier sans perception de droits de passage, en échange d'un allègement progressif de la pression économique et maritime sur Téhéran, a rapporté aujourd'hui le site émirati « Aram News », citant des sources diplomatiques au fait des contacts entre Washington et Téhéran. Selon le rapport, le Pakistan travaille actuellement à transmettre ce plan aux Iraniens et à examiner s'il peut servir de base à un accord temporaire.
Selon les sources, la proposition américaine repose sur un mécanisme mensuel. L'Iran s'engagera à permettre le passage libre et sûr des navires dans le détroit d'Ormuz, sans frais ni restrictions supplémentaires, et en retour, les États-Unis lèveront le blocus des côtes iraniennes pendant un mois. L'accord sera renouvelable chaque mois. Parallèlement, Washington libérera à chaque étape une partie des fonds iraniens gelés à l'étranger, pour un montant qui sera déterminé lors des négociations, ou accordera un certain assouplissement des sanctions.
Les sources ont expliqué qu'il s'agit d'une tentative de contourner deux différends centraux qui retardent un règlement plus large. Washington s'oppose fermement à l'exigence iranienne de percevoir un paiement des navires traversant le détroit d'Ormuz, tandis que Téhéran refuse de rétablir le trafic maritime à la normale tant que les États-Unis poursuivent le blocus de ses côtes. Une source diplomatique a déclaré à « Aram News » que l'objectif de la proposition est en fait de « briser le lien entre les frais et le blocus ».
Selon le rapport, la proposition américaine est distincte à ce stade des pourparlers que l'Iran mène avec le sultanat d'Oman concernant un règlement plus permanent dans le détroit. Le plan transmis par l'intermédiaire du Pakistan est destiné à servir de solution temporaire jusqu'à ce que Téhéran et Mascate parviennent à un accord large concernant la gestion de la navigation. Les sources ont estimé que si le plan temporaire est mis en œuvre, il pourrait également influencer la formule finale qui sera élaborée entre l'Iran et Oman.
Dans le cadre de l'effort diplomatique, le Pakistan a invité le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi et le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf à se rendre à Islamabad. « Aram News » a rapporté que la visite est destinée à discuter des détails techniques et du calendrier de la proposition. Le ministère pakistanais des Affaires étrangères a confirmé la semaine dernière que le ministre pakistanais des Affaires étrangères avait invité Araghchi à visiter le pays, et qu'Islamabad continue d'œuvrer à la résolution de la crise entourant le détroit d'Ormuz.
Une source au sein du Conseil national de la résistance iranienne a déclaré au site que l'implication pakistanaise donne à Téhéran un canal politique supplémentaire et lui permet de présenter un compromis possible comme le résultat d'une médiation régionale et non comme une capitulation face à la pression américaine. D'autre part, le professeur Walid Safi de l'Université libanaise a estimé que le Pakistan tente de créer une voie rapide et progressive qui pourrait commencer par la liberté de navigation et un approvisionnement énergétique régulier, pour ensuite mener à des négociations directes plus larges entre les États-Unis et l'Iran.
Selon « Aram News », aucun accord n'a encore été trouvé sur le montant des fonds à libérer chaque mois, sur l'ampleur de l'assouplissement des sanctions ou sur la durée de l'accord. Même la visite des responsables iraniens au Pakistan n'a pas encore été finalisée. Cependant, la présentation même du plan indique une nouvelle tentative de créer un mécanisme de mesures réciproques, dans lequel chaque mois de libre navigation dans le détroit d'Ormuz sera accueilli par un allègement américain défini.





