Le mystère entourant le nouveau sous-marin qui changera le visage des prochaines campagnes

Dans quelques jours, l'INS Dragon, le sixième et plus avancé sous-marin de la marine israélienne, dont la construction a duré environ 15 ans, accostera en Israël. Des experts étrangers estiment que la structure inhabituelle de son kiosque dissimule un système de lancement vertical de missiles balistiques. La guerre « Épées de fer » a prouvé le besoin critique d'un « bras long » capable d'opérer secrètement et de projeter sa puissance loin des frontières du pays.

Israel HayomAuteur : Alouf (rés.) Eliezer (Chiney) Marom
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Le mystère entourant le nouveau sous-marin qui changera le visage des prochaines campagnes
Photo : Israel Hayom / הצוללת אח"י "דרקון" נמצאת בדרכה מגרמניה לישראל | צילום: דובר צה"ל

Dans quelques jours, le sous-marin « Dragon » arrivera en Israël et rejoindra les cinq autres sous-marins exploités par la marine.

Trois sont du modèle « Dolphin » — des sous-marins diesel propulsés par un moteur électrique chargé par des générateurs à carburant — et trois sont des sous-marins équipés de piles à combustible (un mélange d'hydrogène et d'oxygène liquide), permettant au bâtiment de rester immergé pendant une période prolongée.

L'INS « Dragon », commandé en 2012 et dont la construction a duré près de 15 ans, apporte de nouvelles capacités impressionnantes qui ajoutent des dimensions au potentiel que le dispositif sous-marin fournit à Tsahal et à l'État d'Israël. Des commentateurs du monde entier se sont interrogés sur la structure située au centre du sous-marin, au niveau du kiosque, qui semble nettement plus long que celui de ses sœurs construites dans le même chantier naval en Allemagne. L'évaluation de la plupart des experts et des sources étrangères est qu'il s'agit d'un mécanisme de lancement vertical de missiles. Si tel est le cas, le sous-marin pourra lancer des missiles balistiques sur des cibles sélectionnées, ce qui constituera un ajout très significatif.

Outre la marine israélienne, la marine turque (13 sous-marins) et la marine égyptienne (8 sous-marins) opèrent également en mer Méditerranée. Bien que numériquement inférieure, la marine israélienne est à la pointe de la technologie sous-marine et sera capable d'effectuer des missions secrètes en routine comme en situation d'urgence, tout en faisant face avec succès à toute menace.

Projection de puissance

La mise en place du dispositif sous-marin israélien, qui a traversé de nombreuses difficultés au fil des ans, témoigne de la réflexion et de la planification à long terme menées au sein de la marine. Après la guerre « Épées de fer », les commandants de Tsahal ont compris la nécessité de continuer à investir dans les capacités de la force pour en faire un « bras long » stratégique de l'État d'Israël, doté de capacités de frappe et d'une projection de puissance significative dans des zones de combat éloignées. L'arrivée de l'INS « Dragon » et son intégration dans le dispositif de combat de la marine constituent une déclaration significative dans cette direction.

L'auteur est un ancien commandant de la marine et chercheur principal au Centre Begin-Sadat.

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