Le ministère de l'Éducation provoque une tempête : « Une mesure qui pourrait faire s'effondrer le Service national »

L'absence de budget et le gel des fonds de coalition laissent 4 000 bénévoles en dehors des jardins d'enfants et des écoles. Sur fond de grave pénurie d'enseignants et de directeurs, des responsables avertissent : « Le système est en danger d'effondrement »

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Le ministère de l'Éducation provoque une tempête : « Une mesure qui pourrait faire s'effondrer le Service national »
Photo : מערכת ice | 30/8/2026 22:37

À peine deux jours avant la rentrée scolaire, le système éducatif subit un nouveau choc : le ministère de l'Éducation a décidé de geler le système du Service national, une mesure dont la conséquence directe est l'absence d'environ 4 000 jeunes volontaires dans des rôles de soutien critiques dans les écoles, les jardins d'enfants et les établissements d'éducation spécialisée.

Cette décision dramatique a été prise après que quelque 70 millions de shekels de fonds de coalition, sur lesquels reposait le financement du système, ont été gelés par une décision de la Cour suprême. Le ministère de l'Éducation a précisé que ces volontaires ne pourront pas travailler dans les établissements d'enseignement tant qu'une source de financement alternative ne sera pas trouvée.

Des responsables du système du Service national ont vivement critiqué cette gestion :

« C'est une mesure qui pourrait faire s'effondrer le Service national et nuire gravement au système. La situation où le service repose sur des fonds de coalition est déformée et fondamentalement viciée ».

La crise du personnel s'aggrave. La crise budgétaire s'ajoute à la pénurie de personnel généralisée que connaît le système. Le ministre de l'Éducation, Yoav Kisch, a récemment admis que la guerre avait creusé les écarts et conduit à des compromis sur la qualité de l'enseignement :

« Dans un système de 250 000 personnes, on fait parfois des compromis et le niveau baisse ».

Parallèlement à la pénurie de centaines d'enseignants, on enregistre également une baisse de la demande pour les postes de direction. Alors que l'organisation « Manhigim » estime qu'environ un millier de directeurs ont quitté le système cette année, le ministère de l'Éducation affirme qu'il ne manque que 22 directeurs. Toutefois, la réalité sur le terrain reste la même : le pourvoi des postes exige un prix élevé en termes de compromis sur la qualité des directeurs comme des enseignants.

Rappelons qu'en parallèle de la crise budgétaire et des défis liés au personnel, le ministère de l'Éducation a récemment publié un ensemble complet de procédures pour les parents et les élèves en vue de la rentrée. Le document vise à mettre de l'ordre dans la routine des écoles et des jardins d'enfants et réglemente une série de questions clés : des restrictions sur les paiements des parents et la mise à jour des polices d'assurance contre les accidents personnels, à l'application des normes relatives au poids des cartables, aux procédures d'utilisation des téléphones portables, aux règlements sur les uniformes scolaires et aux programmes d'adaptation en douceur pour les enfants des jardins d'enfants.

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