Le ministre de la Défense Israël Katz : « Erdogan entraîne la Turquie dans des aventures dangereuses en Syrie »
Israël durcit ses messages envers la Turquie, sur fond de récents développements en Syrie. Le ministre de la Défense Israël Katz a mis en garde le dirigeant turc contre toute tentative de tester la détermination d'Israël à protéger ses frontières.

Le ministre de la Défense Israël Katz a vivement critiqué le président turc Recep Tayyip Erdogan : « Erdogan entraîne la Turquie dans des aventures dangereuses en Syrie ». Katz s'est moqué de la rhétorique anti-israélienne du président turc et l'a mis en garde de ne pas mettre à l'épreuve la détermination d'Israël à se défendre. Ces propos interviennent deux jours après la frappe israélienne sur la base d'Abou al-Duhour en Syrie, destinée à signaler à la Turquie qu'Israël ne permettra pas un ancrage militaire menaçant sa sécurité. Le Premier ministre Benjamin Nétanyahou et le chef d'état-major de Tsahal, Eyal Zamir, ont également transmis des messages similaires contre l'ancrage de forces hostiles en Syrie.
« Il vaudrait mieux pour Erdogan qu'il continue à prononcer des discours vides et fantaisistes contre Israël au parlement turc et qu'il ne mette pas à l'épreuve la détermination d'Israël à se défendre », a déclaré Katz.
La frappe sur l'aéroport militaire d'Abou al-Duhour dans la province d'Idlib, situé à environ 70 km de la frontière turque, a endommagé des pistes et des hangars. La semaine dernière, une délégation turque a visité le site dans le cadre des efforts de réhabilitation de la base.
Israël a revendiqué la responsabilité de la frappe, précisant qu'il avait averti à plusieurs reprises contre le déploiement de forces turques sur la base. Cette mesure visait à envoyer un message à Ankara selon lequel Israël ne lui permettra pas de stationner des armes en Syrie, notamment des drones et des systèmes de défense aérienne.
« Nous ne tolérerons pas un ancrage militaire turc en Syrie qui menace Israël », a souligné Benjamin Nétanyahou.
Le chef d'état-major de Tsahal, Eyal Zamir, qui a visité hier le sud de la Syrie, a ajouté : « Nous ne permettrons pas à des forces hostiles de s'ancrer à nos frontières ». Aux États-Unis, on craint que la tension entourant la présence turque en Syrie et l'activité israélienne dans le pays ne conduise à une escalade entre les deux nations.




