Le Likoud en paiera le prix : le plan d'urgence de Nétanyahou pour sauver Smotrich révélé
La menace de Winter et Haddad met Smotrich en danger de ne pas franchir le seuil électoral, et Nétanyahou prépare un plan de sauvetage. Parallèlement à la promotion de Dichter et aux contacts avec Kahlon, le Premier ministre prévoit d'utiliser des places réservées pour sauver le Sionisme religieux au détriment des vainqueurs des primaires.
Au Likoud, on examine la possibilité d'utiliser une partie des places réservées restant à la disposition du Premier ministre Benyamin Nétanyahou pour une manœuvre plus large au sein du bloc de droite, dans une tentative de réduire le risque de perte de voix en dessous du seuil électoral. Entre autres, la possibilité d'aider le Sionisme religieux est à l'étude, si le parti de Betsalel Smotrich peine à franchir le seuil électoral.
Dans le parti, on rappelle à ce sujet une démarche similaire que Nétanyahou avait promue avant les élections de 2021. À l'époque, Ofir Sofer, un homme du parti de Smotrich, avait été placé à la 28e place sur la liste du Likoud dans le cadre d'un accord destiné à permettre une candidature commune du Sionisme religieux, d'Otzma Yehudit et de Noam. Formellement, Sofer s'était présenté sous l'étiquette du parti « étagère » « Atid Echad », était entré à la Knesset après que le Likoud ait obtenu 30 mandats, et s'était par la suite séparé de la faction du Likoud pour retourner au Sionisme religieux.
La nouvelle crainte : Ofer Winter et Yosef Haddad
En arrière-plan, le Likoud suit avec inquiétude le nouveau parti formé par le général de brigade (rés.) Ofer Winter. La crainte principale est celle d'une multitude de listes se disputant le même réservoir d'électeurs à droite et la possibilité que certaines d'entre elles restent en dessous du seuil électoral. Winter se prépare à annoncer la création de son parti dès la semaine prochaine, et mène parallèlement des contacts avancés avec Yosef Haddad concernant son adhésion. La possibilité que les deux se présentent ensemble est particulièrement préoccupante pour les hauts responsables du Likoud et exerce déjà une pression sur Nétanyahou pour qu'il agisse.
Dans le parti, on estime que si Winter se lance seul et ne progresse pas dans les sondages, il sera plus facile par la suite de le convaincre de se retirer de la course ou de rejoindre Smotrich. Cependant, un rapprochement avec Haddad pourrait changer la donne. Au Likoud, on craint que l'exposition publique de Haddad ne donne au nouveau parti un meilleur point de départ. Si le rapprochement rapproche la liste du seuil électoral, il sera plus difficile de convaincre Winter de renoncer à sa candidature.
L'inquiétude au Likoud ne se limite pas au parti de Winter. Des sources à droite avertissent qu'une multitude de candidatures indépendantes pour le même réservoir d'électeurs pourrait finalement laisser un nombre important de voix en dehors de la Knesset et coûter plusieurs mandats au bloc.
Huit places — et beaucoup de pression sur Nétanyahou
Comme publié plus tôt cette semaine, après les primaires du Likoud, l'attention de Nétanyahou se tourne vers les huit places réservées à sa disposition, grâce auxquelles il peut encore influencer la composition de la liste.
L'un des noms qui est apparu est celui de Moshe Kahlon. Kahlon n'a pas accepté l'offre de revenir sur la liste, mais ne l'a pas non plus rejetée. Le Likoud a récemment mené des sondages concernant le coût de la vie et a constaté que Kahlon est toujours largement identifié à ce sujet. Un autre nom sur la table est Tsaga Melaku, qui s'est retirée des primaires. Des sources au Likoud affirment que Melaku pourrait apporter au parti un soutien parmi les membres de la communauté éthiopienne.
Parallèlement, parmi les hauts responsables du Likoud, la pression monte sur Nétanyahou pour qu'il utilise la clause de « permutation » afin de faire monter le ministre Avi Dichter à une place éligible sur la liste. Au sein du parti, certains estiment qu'il est important de le garder sur la liste, notamment en raison de son expérience en matière de sécurité.
En fin de compte, la question des places réservées devient le prochain test politique de Nétanyahou. D'une part, il cherche à renforcer la liste du Likoud ; d'autre part, chaque nouveau candidat placé à une place élevée repoussera des candidats qui ont déjà été élus lors des primaires.



