Le Hezbollah dos au mur : « La chute de la colline n'est qu'une question de temps »

Les négociations entre Israël et le Liban sont dans l'impasse autour de la demande de désarmement du Hezbollah. Parallèlement, un rapport libanais affirme que Tsahal resserre son contrôle autour de la colline d'Ali al-Taher et que la situation des forces du Hezbollah et des Gardiens de la révolution se détériore.

MaarivAuteurs : Eli Leon, Avi Ashkenazi
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Le Hezbollah dos au mur : « La chute de la colline n'est qu'une question de temps »
Photo : Maariv / חיילי חיזבאללה | צילום: רויטרס

L'impasse dans les négociations entre le Liban et Israël ne nécessite plus d'interprétations complexes. Selon les rapports dans les médias libanais, la voie diplomatique, qui était censée mener à un retrait israélien progressif et à l'établissement de nouveaux arrangements de sécurité, se heurte aujourd'hui à l'obstacle principal de tous : les armes du Hezbollah. Alors qu'à Beyrouth on se prépare pour un huitième cycle de pourparlers, dont la date n'a pas encore été fixée, le message venant de Tel-Aviv est tranchant et clair — il n'y aura pas de retrait et aucun règlement définitif ne sera atteint avant que les armes ne soient transférées exclusivement au gouvernement libanais, et que l'étape des « armes illégales » ne prenne fin.

Des sources au Liban précisent que la pression américaine sur Israël n'est tout simplement pas suffisante. Bien que Washington puisse pousser à la reprise des négociations et au retrait des zones d'essai, il est incapable de générer pour le « Pays des Cèdres » la souveraineté qu'il a perdue. Selon un rapport du journal libanais « Nidaa al-Watan », le problème ne se limite pas seulement aux armes du Hezbollah, mais inclut également la présence iranienne et les Gardiens de la révolution basés dans la région.

La situation sur le terrain joue en faveur de Tsahal. Une source de sécurité a révélé au journal libanais, opposé au Hezbollah, que les combats acharnés qui font rage autour de la colline d'Ali al-Taher prouvent qu'Israël est déterminé à conquérir la colline et le réseau de tunnels qui s'y trouve à tout prix. Selon les évaluations de sécurité au Liban, Tsahal mène dans la zone de nombreuses opérations secrètes loin des yeux des médias. La source de sécurité a ajouté que l'état de combat des combattants du Hezbollah et des Gardiens de la révolution est très mauvais, surtout en ce qui concerne les lignes d'approvisionnement. Tsahal contrôle actuellement la colline et les voies de sortie, et par conséquent « sa chute n'est qu'une question de temps ».

Parallèlement à la crise sécuritaire, le Liban fait face à des destructions à grande échelle. Le président libanais Joseph Aoun, lors de sa rencontre avec la représentante de la Banque mondiale, a souligné le besoin urgent d'aide financière pour répondre aux besoins de plus de 600 000 citoyens qui sont retournés dans les zones touchées. Sur la scène politique intérieure, le parlement libanais tente de faire avancer une série de lois sensibles, notamment l'abolition de la peine de mort, une nouvelle loi sur les médias et une loi d'amnistie générale qui suscite une vive controverse avec l'armée libanaise, qui s'oppose à la libération de prisonniers dont la peine a été prononcée.

Dans ce contexte, le gouvernement libanais examine également des alternatives énergétiques en réactivant les oléoducs historiques venant de Kirkouk et de Bassora en Irak, via la Syrie, vers les installations de raffinage de Tripoli. Sur le plan juridique, l'effondrement systémique se poursuit avec la décision du procureur général à Beyrouth de déposer des actes d'accusation pour crimes financiers contre l'ancien gouverneur de la Banque centrale, Riad Salameh, et le président de la Bank Audi.

Rappelons qu'au cours des dernières semaines, Tsahal tente de vaincre le Hezbollah sur la crête d'Ali al-Taher à l'aide de drones équipés de puissants haut-parleurs. Après avoir fait exploser et détruit les tunnels stratégiques du Hezbollah sur la crête de Beaufort, Tsahal tente maintenant de faire avancer les efforts pour faire sortir les dizaines de terroristes de l'organisation enfermés dans plusieurs tunnels sur la crête, alors que les terroristes ont été encerclés par les forces de la 36e division de Tsahal.

Dans le cadre de cet effort, Tsahal travaille à faire pression sur les terroristes pour qu'ils sortent et se rendent ou combattent en dehors des tunnels. Tsahal a choisi plusieurs méthodes, notamment l'infiltration de drones ainsi que l'utilisation de puissants haut-parleurs 24 heures sur 24, dans le but d'épuiser les terroristes enfermés dans le tunnel.

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