Le grand perdant de la fermeture d'Ormuz - l'Iran lui-même
Globes présente chaque jour un court résumé d'informations issues des médias mondiaux sur Israël. Cette fois : le volume des échanges entre l'Iran et la Chine a chuté de 75 % à cause de la fermeture d'Ormuz, les contrats d'armement entre les États-Unis et le Golfe atteignent des sommets, et Trump veut éloigner l'Arabie saoudite de l'influence chinoise et russe.

Dans le contexte d'une situation sécuritaire en constante évolution, le regard des médias internationaux révèle des perspectives uniques sur les événements régionaux. Nous vous proposons un résumé quotidien de ce qui est écrit dans la presse mondiale sur Israël, afin de mieux comprendre comment la situation est perçue à l'étranger.
Les articles présentés sont tirés de grands journaux internationaux et ne reflètent pas nécessairement la vision du monde de Globes.
1. La fermeture du détroit d'Ormuz a gravement nui à l'économie iranienne
On parle beaucoup de la façon dont la décision du régime des ayatollahs de fermer le détroit d'Ormuz a nui économiquement aux pays de la région. Cependant, les données douanières de la Chine, partenaire commercial majeur de la République islamique, illustrent à quel point cette mesure stratégique a été un « but contre son camp » pour l'économie iranienne. Iran International rapporte qu'entre mars et juin de cette année, le volume du commerce non pétrolier entre l'Iran et la Chine s'est élevé à seulement 830 millions de dollars, soit une chute d'environ 75 % par rapport aux 3,3 milliards de dollars de la même période l'an dernier.
Les données d'expédition collectées par Kepler montrent que la moyenne quotidienne de déchargement dans les ports chinois est passée de 1,74 million de barils de pétrole par jour en avril à seulement 550 000 au cours des deux premières semaines de juillet. Alors que la Chine représentait historiquement 90 % des exportations iraniennes, son commerce avec le reste des pays du Golfe n'a diminué que de 29 % au premier semestre. Par ailleurs, le coût d'expédition d'un conteneur de la Chine vers l'Iran a bondi, passant de 2 500–3 500 dollars avant l'opération « Rugissement du Lion » à 8 000–9 000 dollars aujourd'hui.
2. Dans l'ombre des combats : les livraisons d'armes américaines aux pays du Golfe atteignent des sommets
La coopération sécuritaire israélo-américaine est sans précédent, comme en témoignent les combats conjoints contre l'Iran lors de l'opération « Rugissement du Lion ». Une analyse du site AGBI sur les données du département d'État américain montre que les États-Unis accordent une attention prioritaire aux pays du Golfe. Rien qu'au premier semestre 2026, des ventes d'armes aux pays du CCG ont été approuvées pour un montant de 41 milliards de dollars, contre « seulement » 9 milliards à la même période l'an dernier.
L'Arabie saoudite, premier acheteur d'armes de la région, a augmenté son budget de défense de 26 % au premier trimestre. L'intérêt du CCG se concentre sur la défense aérienne : 9 milliards de dollars ont été alloués aux radars, 8 milliards aux systèmes de commandement et de contrôle (C2), et des investissements massifs ont été réalisés pour la maintenance des avions F-15 et des ravitailleurs KC-130J, avec environ 1,98 milliard de dollars consacrés aux seuls intercepteurs Patriot.
3. Le programme nucléaire pour l'Arabie saoudite reflète la stratégie de Trump dans le Golfe
La décision du président américain Donald Trump d'accorder à l'Arabie saoudite un programme nucléaire civil est scrutée avec attention. Dans la publication américaine Al-Monitor, les experts notent que cet accord reflète la stratégie de la Maison Blanche pour le Golfe. Kristian Coates Ulrichsen, chercheur au Baker Institute de l'Université Rice, souligne que pour l'administration Trump, il est primordial d'assurer que les Saoudiens se tournent vers la technologie américaine plutôt que russe ou chinoise.
L'Arabie saoudite aspire depuis des années à développer l'énergie nucléaire dans le cadre de son plan « Vision 2030 ». Bien que la construction de 16 réacteurs reste un défi à long terme, l'administration américaine actuelle récompense de plus en plus ses partenaires du Golfe en leur donnant accès à des technologies stratégiques avancées, comme en témoigne l'assouplissement récent des contrôles à l'exportation de puces d'intelligence artificielle (IA) vers les Émirats arabes unis.




