Le gouvernement va dépasser le budget de l'État pour l'achat d'armements
Globes a appris que le gouvernement se prépare à allouer des dizaines de milliards de shekels supplémentaires à la sécurité dès la semaine prochaine. Les experts préviennent que cette décision pourrait nécessiter des hausses d'impôts et des coupes budgétaires à l'avenir.

Le gouvernement se prépare à prendre une décision pour dépasser le budget de l'État dès la semaine prochaine, avec à l'ordre du jour l'ajout controversé de dizaines de milliards de shekels pour la sécurité.
Il a été récemment révélé que le Premier ministre Benyamin Nétanyahou a l'intention d'ouvrir le budget de l'État pour approuver un plan de renforcement de l'armée d'un coût de 400 milliards de shekels. La mise en œuvre de ce plan en période électorale soulève des questions juridiques complexes.
Examen juridique
Le plan, qui visait initialement 350 milliards de shekels pour les achats militaires, s'ajoute au budget de sécurité actuel, qui a déjà atteint 158 milliards de shekels cette année. Environ 100 milliards de shekels devraient provenir de programmes d'efficacité au sein de l'armée et de sources hors budget.
Le gouvernement a déjà commencé à mettre en œuvre les 300 milliards de shekels restants. Cela inclut 40 milliards de shekels approuvés en urgence pour les escadrons et des engagements pour de futurs achats. De plus, 12,5 milliards de shekels ont été alloués au ministère des Affaires étrangères, 7 milliards à la réhabilitation du Sud, et environ 100 milliards servent de « garantie » en cas d'absence de participation financière américaine dans les nouveaux accords MOU.
Le montant supplémentaire, estimé à des dizaines de milliards de shekels, sera utilisé pour l'achat d'armements, principalement des obus de chars, d'artillerie et de mortiers. L'appareil de sécurité a averti que les lignes de production des entreprises de défense pourraient s'arrêter le mois prochain sans cet ajout budgétaire rapide.
Manque d'efficacité
Ce n'est pas la première mise à jour du budget de sécurité. Initialement fixé à 111 milliards de shekels en novembre dernier, il est passé à 143 milliards, puis à 158 milliards, soit près de trois fois le budget de sécurité d'avant-guerre.
Malgré cela, l'appareil de sécurité affirme que le budget reste insuffisant pour faire face à l'Iran et maintenir des zones de sécurité en Syrie, au Liban et à Gaza. À l'inverse, le ministère des Finances critique la gestion budgétaire du ministère de la Défense et le manque d'efficacité concernant le service de réserve, affirmant qu'il est impossible de « rassasier » le budget de sécurité.
Incertitude économique
Dépasser le budget en période électorale pourrait envoyer un mauvais signal aux marchés. Bien que certains responsables gouvernementaux estiment que la croissance des recettes fiscales et du PIB compensera ces dépenses, les experts mettent en garde contre les risques à long terme. Le plan budgétaire triennal prévoyait un déficit de 3,4 % du PIB, mais les engagements réels du ministère de la Défense dépassent largement ces prévisions.
La Banque d'Israël, qui n'a pas été impliquée dans le processus, a averti que le ratio dette/PIB pourrait passer de 69 % à 80 % en une décennie. La division de recherche de la Banque a souligné que l'incertitude entourant le budget 2027 pourrait entraîner une hausse des taux d'intérêt.



