Le chiffre qui secoue les parents : plus de 20 000 tout-petits laissés sans structure
Plus de 20 000 tout-petits devraient commencer l'année scolaire sans place dans les crèches supervisées, soit une hausse d'environ 20 % par rapport à l'année dernière. Le Forum des crèches et Na'amat avertissent que la pénurie d'éducatrices est devenue une crise sociale et économique.
Le Forum des crèches supervisées a fait appel dimanche au ministre des Finances, Bezalel Smotrich, avec un appel urgent à une intervention personnelle dans la grave crise de la petite enfance, après qu'à l'ouverture de la prochaine année scolaire, plus de 20 000 tout-petits se retrouvent sans structure éducative et sur des listes d'attente uniquement en raison de la grave pénurie de main-d'œuvre.
Il s'agit d'une augmentation d'environ 20 % par rapport à l'année dernière, où plus de 16 000 tout-petits attendaient une place. Le forum avertit qu'il s'agit d'un chiffre sans précédent, reflétant l'approfondissement de la crise dans le secteur et la difficulté croissante à recruter et à retenir les éducatrices. Selon les membres du forum :
« Derrière chaque tout-petit laissé sans structure se trouve une famille entière forcée de faire face à l'incertitude ».
Ainsi, de nombreux parents seront contraints de choisir entre des structures privées coûteuses qui ne sont pas subventionnées et le renoncement à travailler, une situation qui nuit directement aux familles qui travaillent, au marché du travail et à l'économie.
Le forum note que le salaire des éducatrices dans les crèches supervisées ne reflète pas la grande responsabilité qui leur est confiée et est même inférieur au salaire moyen dans l'économie. En conséquence, beaucoup quittent la profession au profit d'autres emplois leur permettant de gagner leur vie dignement, tandis que les crèches peinent à recruter de nouvelles employées et à ouvrir des classes supplémentaires.
Le forum appelle le ministère des Finances à mettre en œuvre sans délai les décisions de la commission des Finances de la Knesset concernant la revalorisation des salaires des éducatrices, et soutient qu'il s'agit d'une mesure vitale pour stopper la fuite de la main-d'œuvre, recruter de nouvelles employées et augmenter le nombre de places dans les crèches.
Lior Gabay, président du Forum des crèches supervisées, déclare :
« Plus de 20 000 tout-petits restent cette année sans structure, non pas à cause d'un manque de bâtiments, mais à cause d'un manque d'éducatrices. L'État a déjà pris une décision au sein des commissions des Finances et de l'Éducation pour améliorer leur salaire, et il est maintenant temps de la mettre en œuvre. Chaque jour de retard aggrave la crise et nuit à des milliers de familles contraintes de choisir entre gagner leur vie et s'occuper de leurs enfants. Nous appelons le ministre des Finances à intervenir personnellement et à garantir que les engagements soient tenus avant le début de l'année scolaire ».
Hagit Pe'er, présidente de Na'amat, a ajouté :
« Ces données constituent un signal d'alarme rouge pour l'État d'Israël. Lorsque plus de 20 000 tout-petits sont laissés sans structure, il ne s'agit plus seulement d'une crise des crèches, mais d'une crise sociale et économique qui nuit aux familles qui travaillent, aux enfants et à l'économie tout entière. L'État doit respecter ses engagements, mettre en œuvre immédiatement les décisions de la commission des Finances et corriger la distorsion persistante des salaires des éducatrices ».




