"L'argent a été transmis par une poignée de main" : deux policiers des gardes-frontières accusés de corruption
Selon l'acte d'accusation, en plein milieu de la guerre « Épées de fer », l'un des policiers a coordonné le passage illégal de véhicules au point de contrôle d'Al-Jib en échange de pots-de-vin. Un autre policier est accusé d'avoir facilité le passage de connaissances de résidents locaux en échange d'avantages.

Un acte d'accusation déposé mardi par le Département des enquêtes sur les policiers (MAHASH) auprès du tribunal de district de Jérusalem a révélé une affaire de corruption présumée au point de contrôle d'Al-Jib.
Selon l'acte d'accusation, en plein milieu des combats de la guerre « Épées de fer », deux policiers des gardes-frontières en poste au point de contrôle ont permis, à de nombreuses reprises, à des personnes et à des véhicules non autorisés d'entrer en Israël sans subir de contrôle.
Au centre de l'affaire se trouve l'un des policiers qui, selon le MAHASH, coordonnait à l'avance avec un autre accusé son passage au point de contrôle, parfois alors que des personnes non autorisées se cachaient dans son véhicule. En échange, le policier aurait reçu des sommes d'environ 1 500, 1 000 et 1 600 shekels.
« L'argent a été transmis par une poignée de main », indique l'acte d'accusation, précisant que dans d'autres cas, les billets étaient dissimulés à l'intérieur d'une pièce d'identité.
Il est également allégué que le policier a par la suite supprimé les conversations et messages de son téléphone pour dissimuler le lien entre eux. Il est accusé de corruption, de fraude, d'abus de confiance et d'entrave à la justice.
Le second policier est accusé d'avoir entretenu des relations régulières avec des résidents locaux, de leur avoir transmis des informations sur le fonctionnement du point de contrôle et d'avoir fait passer des proches et des connaissances à leur demande. Dans certains cas, il aurait même demandé à d'autres policiers de les laisser passer. Dans le cadre de ces relations, le policier aurait reçu des avantages, notamment des repas gratuits dans un restaurant appartenant à ces résidents. Il est accusé de fraude, d'abus de confiance et de manquement à un devoir officiel.




