Lapid estime qu'un gouvernement d'union sous Nétanyahou est désormais exclu
Yaïr Lapid estime que les récents événements politiques excluent tout gouvernement d'union sous Nétanyahou. Parallèlement, les dirigeants du bloc du changement s'accordent pour recommander Gadi Eisenkot.

Le chef de l'opposition Yaïr Lapid a déclaré mercredi que les récents propos du directeur du Shin Bet, David Zini, et les résultats des élections de mi-mandat aux États-Unis éliminent toute possibilité de former un gouvernement d'union dirigé par le Premier ministre Benyamin Nétanyahou. S'exprimant dans le cadre des tractations politiques, Lapid a affirmé que le maintien de Nétanyahou au pouvoir fait peser une menace grave sur la sécurité nationale et la démocratie.
Divisions au Sein du Bloc du Changement
Ces déclarations interviennent au lendemain d'une réunion décisive à l'hôtel Dan Acadia d'Herzliya, réunissant les cinq dirigeants du bloc du changement — Gadi Eisenkot, Naftali Bennett, Avigdor Lieberman, Yair Golan et Yaïr Lapid — avant les consultations officielles à la Résidence du président. Les cinq hommes se sont mis d'accord pour recommander Gadi Eisenkot au président Isaac Herzog pour recevoir le mandat de former le prochain gouvernement. Des désaccords subsistent néanmoins sur la désignation du futur président de la Knesset.
D'autres tensions concernent la composition du futur gouvernement. Tandis que Lieberman exclut tout gouvernement minoritaire soutenu par les partis arabes, Yair Golan y est favorable, et Eisenkot examine des ententes potentielles avec les partis ultra-orthodoxes.
La Stratégie du Likud
Au sein du Likud, les responsables estiment qu'il convient de laisser Eisenkot avancer seul dans ce bourbier politique. Selon l'entourage de Nétanyahou, un gouvernement minoritaire mené par Eisenkot s'effondrerait rapidement. Le président Isaac Herzog doit entamer ce mercredi ses consultations avec les factions de la Knesset.





