« L'annonce de sa mort ne serait pas une surprise » : spéculations autour du dirigeant de l'Iran

Selon des publications en Iran, Mojtaba Khamenei n'a pas rencontré les membres du gouvernement depuis l'attaque de février et n'est pas apparu en public depuis sa nomination. À Téhéran, les rumeurs sur une dégradation de son état circulent, mais il n'y a aucune confirmation officielle.

MaarivAuteur : Agences de presse
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« L'annonce de sa mort ne serait pas une surprise » : spéculations autour du dirigeant de l'Iran
Photo : Maariv / מוג'תבא חמינאי | צילום: רויטרס

Des rumeurs sur une dégradation de l'état de santé du guide suprême de l'Iran, Mojtaba Khamenei, suscitent l'incertitude parmi les hauts responsables à Téhéran. Selon un rapport du site « Iran Wire », basé sur deux sources proches de l'administration du président Massoud Pezeshkian, Khamenei n'a rencontré aucun membre du gouvernement depuis l'attaque américaine contre le complexe de la direction iranienne le 28 février, au cours de laquelle son père, Ali Khamenei, et d'autres membres de sa famille ont été tués.

Selon les sources, des rumeurs circulent au sommet du régime selon lesquelles l'état de santé de Khamenei s'est dégradé, et les discussions sur la possibilité qu'il meure dans un avenir proche se multiplient. Cependant, les autorités iraniennes n'ont publié aucune déclaration officielle confirmant ou démentant ces informations ; il s'agit donc à ce stade de rapports et de fuites qui n'ont pas été vérifiés de manière indépendante.

Depuis son entrée en fonction en tant que guide suprême début mars, Khamenei n'est apparu lors d'aucun événement public et n'a prononcé aucun discours public. Sa présence médiatique s'est limitée à quelques messages écrits qui lui ont été attribués et publiés dans les médias officiels. Son absence prolongée a alimenté les spéculations sur son état de santé.

« L'annonce de sa mort ne serait pas une surprise »

L'une des sources proches du gouvernement Pezeshkian a affirmé qu'aucun membre du gouvernement n'avait encore rencontré Khamenei. Selon lui, son état physique « n'est pas bon », et l'annonce de sa mort dans un avenir proche « ne serait pas une surprise » pour certains cercles politiques à Téhéran.

Ces rapports interviennent après que le président iranien a déclaré que la communication avec Khamenei dans les circonstances actuelles est « très difficile ». Parallèlement, Pezeshkian a affirmé que la présence du guide suprême aide à maintenir le processus de prise de décision dans les institutions de l'État.

Dans une interview diffusée à la télévision iranienne, Pezeshkian a également évoqué l'implication de Khamenei dans la décision concernant les accords avec Islamabad. Selon lui, le guide suprême a informé les membres du Conseil suprême de sécurité nationale qu'il s'opposait au principe de l'accord, mais qu'il accepterait de l'adopter s'il obtenait le soutien des trois quarts des membres du conseil.

Pezeshkian a raconté que la proposition a finalement reçu le soutien de 12 des 13 membres du conseil, et par conséquent, Khamenei a approuvé la décision conformément au mécanisme convenu.

Le président iranien a accusé des éléments politiques de tenter d'exploiter la question pour susciter des divisions internes et atteindre des objectifs politiques. Selon lui, l'attention portée à ce sujet vise à créer des divisions plutôt qu'à mener un débat de fond sur le contenu de la décision elle-même.

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