La Turquie, l'Arabie saoudite et le Pakistan signeront un accord de défense commune
Selon des rapports, le président turc Recep Tayyip Erdogan, le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif signeront l'accord à Djeddah. Une source a déclaré à l'AFP que « les développements régionaux récents ont accéléré le processus ».

La Turquie, l'Arabie saoudite et le Pakistan signeront aujourd'hui, vendredi, un accord de défense commune. C'est ce qu'ont déclaré deux responsables régionaux ayant une connaissance directe du dossier. L'AFP a rapporté que le président turc Recep Tayyip Erdogan, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif signeront cet accord lors d'un sommet à Djeddah.
Les détails précis de l'accord n'ont pas encore été divulgués. Cette rencontre entre les trois dirigeants intervient sur fond de tensions accrues avec l'Iran. Une source a confié à l'AFP que le sujet était en discussion depuis longtemps et que « les développements régionaux récents ont accéléré le rythme des choses ».
Le mois dernier, Erdogan et Sharif s'étaient rencontrés à Istanbul. Lors d'une conférence de presse conjointe, le président turc avait déclaré : « Nous soutenons toute mesure visant à réduire l'escalade dans notre région et à contribuer à la résolution des problèmes par le dialogue. Il ne faut pas permettre au gouvernement israélien actuel, accro aux guerres, de noyer à nouveau notre région dans l'odeur de la poudre et du sang ».
Il y a environ un an, l'Arabie saoudite avait signé un accord de sécurité mutuelle avec le Pakistan, l'une des neuf puissances nucléaires mondiales, stipulant qu'une attaque contre le territoire de l'un des deux pays serait considérée comme une attaque contre les deux. Cette initiative avait été perçue comme un signal fort adressé à Israël, compte tenu du statut du Pakistan comme seule nation dotée de l'arme nucléaire au Moyen-Orient.
Pendant ce temps, la situation au Yémen s'aggrave. Après ce qui semble être l'attaque la plus meurtrière des Houthis depuis des années, 11 personnes ont été blessées cette nuit lors d'attaques rebelles dans la ville de Najran, dans le sud de l'Arabie saoudite. La coalition militaire dirigée par Riyad a confirmé que parmi les blessés figuraient des citoyens saoudiens, dont une femme et un enfant de quatre ans. Cette attaque fait suite à des avertissements des services de renseignement américains et d'autres pays concernant des menaces pesant sur les infrastructures énergétiques, les ports et les aéroports.
Aujourd'hui, au moins 58 soldats des forces gouvernementales yéménites ont été tués lors d'attaques houthies contre des bases dans les provinces de Marib et du Hadhramaut. Marib est un bastion stratégique pour le camp opposé aux Houthis, abritant le seul champ gazier du pays et l'un de ses plus grands champs pétroliers. Le Hadhramaut, plus vaste province du Yémen, reste un théâtre central des luttes de pouvoir entre le gouvernement soutenu par l'Arabie saoudite et les séparatistes du sud appuyés par les Émirats arabes unis. Cette escalade est considérée comme l'une des plus meurtrières depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu non officiel en avril 2022.



