La pression sur Nétanyahou s'intensifie : la manœuvre inhabituelle qui pourrait sauver Avi Dichter
Le lendemain des primaires au Likoud ouvre une nouvelle lutte au sommet du parti : un résultat inquiète particulièrement les hauts responsables, et une pression est désormais exercée sur Nétanyahou pour qu'il utilise une clause qui avait suscité une tempête avant même le vote.
Le lendemain des primaires au Likoud : parmi les hauts responsables du Likoud, la pression s'intensifie sur le Premier ministre Benyamin Nétanyahou pour qu'il utilise la clause de « roque » approuvée avant les primaires, et qu'il fasse ainsi remonter le ministre Avi Dichter à une place éligible sur la liste. C'est le message actuellement transmis à Nétanyahou, principalement en raison du statut de Dichter en tant qu'ancien chef du Shin Bet et de la crainte que le Likoud n'aborde les élections sans une figure sécuritaire de haut rang à une place éligible.
Dichter a été repoussé hors de la zone éligible lors des primaires, et ce résultat suscite l'inquiétude parmi les hauts responsables du Likoud. Après le départ de Yoav Gallant, Dichter est considéré comme le spécialiste de la sécurité le plus éminent parmi les cadres du parti, et les hauts responsables du Likoud estiment que sa présence sur la liste revêt une importance électorale dans une campagne où les questions de sécurité devraient occuper une place centrale.
La possibilité de ramener Dichter dans la zone éligible est déjà ancrée dans la constitution électorale du Likoud. La commission constitutionnelle avait approuvé avant les primaires un mécanisme permettant à Nétanyahou de promouvoir un candidat ayant participé aux primaires vers une place réservée au président, et de déplacer le candidat initialement réservé vers une place ultérieure. Le mécanisme a été surnommé « roque ».
La clause qui pourrait désormais aider Dichter était au centre d'un vif différend avant les primaires. Des recours avaient été déposés contre elle devant le tribunal du Likoud, notamment en raison d'allégations selon lesquelles elle visait à permettre la promotion de certains candidats. Le nom de Haïm Katz avait alors été évoqué comme l'un des bénéficiaires potentiels. Le tribunal a rejeté les recours et approuvé la clause, arguant que la promotion se fait aux dépens d'une place réservée au président, et ne repousse donc pas un autre candidat élu par les membres.
Le président du tribunal du Likoud, Michael Kleiner, a exprimé une position de principe soutenant la préférence pour un candidat ayant participé aux primaires plutôt qu'un candidat réservé :
« Je suis en faveur de toute mesure qui promeut une personne ayant concouru et été élue plutôt qu'une personne nommée par quota. »
À ce stade, la pression parmi les hauts responsables se concentre sur Dichter. D'autres noms pourraient apparaître plus tard, mais il n'y a actuellement aucun consensus similaire autour d'un autre candidat. La décision appartient désormais à Nétanyahou.
L'utilisation de la clause en faveur de Dichter signifie que l'une des places réservées dont il dispose sera utilisée pour promouvoir un ministre ayant participé aux primaires, au lieu d'inclure un nouveau candidat venu de l'extérieur. La clause qui avait suscité une lutte avant même le vote pourrait connaître sa première application pratique suite aux résultats, et ramener Dichter à une place éligible sur la liste du Likoud.



