La poursuite de l'ombre : les arbres comme infrastructure urbaine essentielle

La crise climatique transforme l'ombre, passant d'un confort à une infrastructure urbaine vitale. Les experts de « Derech Tzel » et les autorités locales explorent les défis de la densité urbaine et les stratégies nécessaires pour maintenir des rues praticables malgré la hausse des températures.

YnetAuteur : Anat Gilad
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La poursuite de l'ombre : les arbres comme infrastructure urbaine essentielle
Photo : Ynet / צילום: דוברות העירייה

Nous connaissons tous la sensation de fournaise dans les rues israéliennes au plus fort de l'été. Dans cet espace urbain brûlant, les arbres sont bien plus qu'un élément esthétique ; ils constituent une infrastructure de refroidissement essentielle. Ils gèrent les eaux de ruissellement, réduisent les accidents de la route et améliorent considérablement le confort thermique. Contrairement aux matériaux artificiels qui chauffent et émettent de la chaleur, les arbres agissent comme un régulateur climatique naturel.

Cependant, le chemin vers l'augmentation de l'ombre est semé d'obstacles. La plupart des autorités locales manquent d'une entité unique responsable des arbres et souffrent d'une pénurie de professionnels en agronomie et arboriculture. Les arbres entrent souvent en conflit avec les parkings, les pistes cyclables et les infrastructures souterraines, étant fréquemment plantés dans des fosses trop étroites pour leur développement.


Un nouveau concept de foresterie urbaine

L'organisation « Derech Tzel », opérant au sein du Conseil vert, a été créée pour soutenir l'objectif gouvernemental de 70 % d'ombre d'ici 2040. Son but est de faire reconnaître l'arbre comme une infrastructure essentielle nécessitant une gestion professionnelle et un budget dédié, et non comme un simple élément de jardinage.

Noa Shavit Gogol, directrice professionnelle chez « Derech Tzel », explique : « Un arbre en ville est un défi en soi. Dans un espace urbain pavé, il est difficile de lui offrir les conditions nécessaires pour prospérer, il doit donc être constamment protégé. » Yuval Dov Jean, directeur de la division des autorités locales, ajoute : « L'objectif n'est pas seulement de planter, mais d'utiliser les bonnes méthodes pour garantir une ombre réelle dans les décennies à venir. »


Comment les villes centrales font face

Les villes israéliennes adaptent leurs stratégies pour réduire les inégalités climatiques entre les quartiers :

  1. Rishon LeZion : Avec un budget annuel d'environ 3 millions de shekels, la ville a créé un « Forum de l'ombre » interdépartemental et vise à faire passer le taux d'ombrage de 8,5 % à 30 % d'ici 2040.

  2. Bat Yam : Investissant 6,5 millions de shekels en 2026, la ville impose une profondeur de sol minimale de 1,5 mètre au-dessus des sous-sols dans les nouveaux projets de construction.

  3. Rehovot : Grâce à un plan pluriannuel de 1,25 million de shekels, la municipalité priorise les zones à fort trafic, comme les gares et les sentiers piétonniers, pour les améliorations d'ombrage.

  4. Holon : La ville promeut des « toits acclimatants » et intègre des réseaux cyclables ombragés dans ses plans de développement pour réduire l'effet d'îlot de chaleur urbain.

Définir l'arbre comme une infrastructure urbaine essentielle est la clé pour atteindre les objectifs nationaux et assurer une vie urbaine saine dans un monde de plus en plus chaud.

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