La guerre de survie des petits partis : les drames et les grands comebacks
Le 7 septembre est la date limite pour le dépôt des listes électorales à la Knesset, et jusqu'à ce moment, les petits partis sont dans une course contre la montre. Ils doivent gagner un public, se renforcer dans les sondages, ajouter des noms connus et répondre à la question centrale : ont-ils assez de force pour franchir le seuil électoral ? Aux côtés des grands partis, plusieurs cadres politiques plus petits se forment récemment, que l'on peut actuellement diviser en deux centres principaux.

Le 7 septembre est la date limite pour le dépôt des listes électorales à la Knesset, et jusqu'à ce moment, les petits partis sont dans une course contre la montre. Ils doivent gagner un public, se renforcer dans les sondages, ajouter des noms connus et répondre à la question centrale : ont-ils assez de force pour franchir le seuil électoral ? Aux côtés des grands partis, plusieurs cadres politiques plus petits se forment récemment, que l'on peut actuellement diviser en deux centres principaux.
Dans le premier centre se trouvent les « fragments de la droite » – des partis et des cadres qui tentent de se construire une force au sein du camp national. Ofer Winter tente de construire son propre cadre politique, Moshe Feiglin revient sur l'arène politique avec le parti « Zehout », et parallèlement, Avi Maoz et « Noam » tentent également de construire une force politique au sein du camp.
Chacun de ces cadres a son propre public cible, ses messages et son agenda, mais tous sont confrontés à la question de savoir s'ils ont assez de force pour franchir le seuil électoral, et sinon – si le chemin vers la Knesset passera finalement par une fusion avec un autre parti ou cadre. De l'autre côté, au centre de la carte politique, ce que l'on appelle le « troisième bloc » est en train de se construire.
Ici, l'image est déjà plus dense ; Yoaz Hendel et Chili Tropper tentent de construire un cadre commun, alors que la déclaration de Tropper selon laquelle les deux ne siégeraient pas avec Benyamin Nétanyahou a provoqué une tempête. Suite à ces propos, Hendel s'est empressé de préciser que l'intention était que les deux ne fourniraient pas à Benyamin Nétanyahou les mandats manquants pour favoriser un gouvernement étroit. Cette escarmouche illustre l'une des questions centrales entourant le troisième bloc : ce qu'il offre exactement au public, et surtout ce que ses membres feront le lendemain des élections.
Alors que Hendel et Tropper tentent de définir leurs limites, Benny Gantz et Dadi Simhi tentent également de construire leur maison politique. Parallèlement, Gilad Erdan avance avec son cadre, accompagné de Yuli Edelstein, Aliza Bloch, Oren Smadja et le nouveau venu Hezi Nechama. Il s'agit de trois cadres avec un public partiellement chevauchant et beaucoup de points d'interrogation.
La course aux fusions bat son plein, et chacun de ces partis doit arriver au 7 septembre en étant capable de prouver qu'il a une raison de se présenter seul. En fin de compte, la question sera simple : qui franchira le seuil électoral, qui s'unira à la dernière minute, et qui découvrira que ses voix sont restées en dehors de la Knesset.



