La donnée qui pourrait prédire le succès du traitement contre le cancer
De combien le PSA doit-il baisser pour savoir si le traitement du cancer de la prostate fonctionne réellement ? Une nouvelle étude publiée aujourd'hui (lundi) dans la revue CANCER de l'American Cancer Society indique un objectif clair : un taux de PSA inférieur à 0,2 ng/ml dans les neuf mois suivant le début du traitement était associé à une meilleure survie chez les patients atteints d'un cancer de la prostate métastatique sensible à l'hormonothérapie.

De combien le PSA doit-il baisser pour savoir si le traitement du cancer de la prostate fonctionne réellement ? Une nouvelle étude publiée aujourd'hui (lundi) dans la revue CANCER de l'American Cancer Society indique un objectif clair : un taux de PSA inférieur à 0,2 ng/ml dans les neuf mois suivant le début du traitement était associé à une meilleure survie chez les patients atteints d'un cancer de la prostate métastatique sensible à l'hormonothérapie.
Les chercheurs ont analysé les données de 4 890 patients du système de santé des anciens combattants américains, qui ont reçu entre 2018 et 2023 un traitement visant à réduire la testostérone, seul ou en combinaison avec d'autres traitements. Au cours d'une période de suivi médiane d'environ deux ans, 896 patients sont décédés.
54 % de risque de décès en moins
La donnée la plus marquante de l'étude concernait les patients dont le taux de PSA est descendu en dessous de 0,2 ng/ml au cours des neuf premiers mois de traitement. Chez eux, on a constaté un risque de décès inférieur de 54 % par rapport aux patients qui n'ont pas atteint ce niveau. En revanche, une baisse importante en pourcentage ne suffisait pas en soi. Les patients dont le taux de PSA a diminué de plus de 90 %, mais qui est resté supérieur à 0,2, n'ont pas montré le même avantage en termes de survie. Cette découverte renforce la possibilité que la valeur finale atteinte par le PSA puisse être plus significative que l'ampleur de la baisse elle-même.
Sera-t-il nécessaire d'intensifier le traitement plus tôt ?
Le PSA est une protéine produite dans le tissu prostatique qui est utilisée, entre autres, pour surveiller la réponse au traitement du cancer de la prostate. Chez les patients atteints d'une maladie métastatique, une baisse de son taux après le début du traitement peut indiquer une diminution de l'activité de la maladie, mais il ne faut pas s'y fier seul pour évaluer l'état de la tumeur. Les chercheurs suggèrent que les patients qui n'atteignent pas un taux de PSA inférieur à 0,2 en neuf mois pourraient constituer un groupe pour lequel il serait opportun d'envisager une surveillance plus étroite ou des stratégies de traitement plus intensives. Cependant, il s'agit d'une étude observationnelle et elle ne prouve donc pas qu'intensifier le traitement uniquement pour faire baisser le PSA en dessous de ce seuil améliorera nécessairement la survie.




