La course au poste de Secrétaire général de l'ONU : la nouvelle candidate, la carte des chances - et l'attitude envers Israël
Ivonne A-Baki, diplomate avec 40 ans d'expérience originaire d'Équateur, a rejoint la liste des candidats pour remplacer Antonio Guterres. La question se pose désormais de savoir si elle réussira à défier Rebeca Grynspan du Costa Rica, considérée comme la favorite. Voici la liste des candidats et leur attitude envers Israël.

La course au poste de Secrétaire général de l'ONU entre dans une nouvelle phase significative, alors que ce vendredi, les membres du Conseil de sécurité tiendront un nouveau tour de scrutin. Au centre des préoccupations se posera la question de savoir si la candidate favorite, Rebeca Grynspan du Costa Rica, réussira à consolider son avance, si les autres candidats parviendront à réduire l'écart et comment l'entrée d'une nouvelle candidate affectera l'équilibre des forces.
La nouvelle candidate est Ivonne A-Baki d'Équateur, dont la candidature a été soumise par le Royaume de Tonga. Il s'agit d'une démarche inhabituelle, car l'Équateur ne soutient pas officiellement sa candidature. A-Baki est une diplomate chevronnée avec plus de quarante ans d'expérience. Au cours de sa carrière, elle a été ambassadrice de l'Équateur aux États-Unis, en France, au Qatar et dans plusieurs autres pays du Moyen-Orient, a participé à l'accord de paix entre l'Équateur et le Pérou, et a dirigé des initiatives internationales dans les domaines de l'environnement et de la coopération interrégionale.
Dans son document de vision, elle se présente comme une candidate capable de jeter un pont entre le Nord et le Sud globaux. Elle appelle à une réforme large de l'ONU, incluant l'abolition du droit de veto des membres permanents du Conseil de sécurité. Concernant Israël, ses positions ne sont pas sans équivoque : tout en décrivant ses relations étroites avec Donald Trump, elle a critiqué sa politique envers Israël et a proposé en 2025 de faire de Jérusalem un territoire neutre au statut spécial, similaire au Vatican.
Les principaux candidats
La course se concentre sur trois candidats de premier plan :
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Rebeca Grynspan (Costa Rica) — actuelle Secrétaire générale de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement. À Jérusalem, elle est perçue comme une candidate pragmatique et relativement modérée.
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Carolyn Rodrigues-Birkett (Guyana) — ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana. Du point de vue d'Israël, elle est considérée comme l'une des candidates les plus problématiques en raison de ses déclarations virulentes contre Israël à l'ONU et de son soutien aux résolutions anti-israéliennes.
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Rafael Grossi (Argentine) — chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Il se présente comme un gestionnaire expérimenté. Selon les estimations diplomatiques, il bénéficie d'un soutien américain, mais fait face à des critiques pour avoir mené sa campagne tout en dirigeant l'AIEA.
Michelle Bachelet (Chili), ancienne Haute-Commissaire aux droits de l'homme, reste également en lice, bien qu'elle soit perçue avec inquiétude à Jérusalem en raison de son bilan critique envers Israël durant son mandat.
Le prochain vote permettra de tester le soutien envers Ivonne A-Baki et indiquera si un groupe de leaders se dessine ou si la compétition reste ouverte.




