La commission se réunira pour discuter de la protection du Shin Bet pour Gadi Eisenkot et Yair Golan
La commission consultative pour la protection des personnalités se réunira demain à Jérusalem pour trancher sur la demande des chefs de parti de leur accorder une protection jusqu'au jour du scrutin. La discussion fait suite aux éléments présentés par leurs équipes aux services de sécurité, et une semaine après la décision précédente et controversée de ne pas protéger le président du parti Yashar.

La commission consultative pour la protection des personnalités se réunira demain, dimanche, à Jérusalem pour examiner la nécessité d'assurer la protection des chefs de parti Gadi Eisenkot et Yair Golan. Les décisions devraient être prises en fin de journée à l'issue d'une longue discussion qui se tiendra avec la participation de représentants des services de sécurité.
La réunion est prévue à 15h30 et fait suite aux demandes des équipes d'Eisenkot et de Golan, qui ont transmis divers avertissements et éléments aux services de sécurité. L'entourage des deux politiciens exige qu'une protection spéciale et continue leur soit accordée jusqu'à la date des élections en raison de ces nouveaux avertissements.
La question de la protection du président du parti Yashar a suscité une controverse publique il y a seulement une semaine. Le chef du Shin Bet, David Zini, avait alors décidé de ne pas affecter de gardes du corps à Eisenkot après que le service de sécurité intérieure a déterminé qu'il ne disposait d'aucune information de renseignement ou d'avertissement concret concernant une intention de lui nuire. Le Shin Bet a précisé que Zini avait pris cette décision seul après une série de consultations professionnelles incluant le président de la Commission électorale centrale, le juge Noam Sohlberg.
La décision de Zini a conduit à une intervention directe du Premier ministre Benyamin Nétanyahou. Le soir même, Nétanyahou a ordonné au chef du Shin Bet de s'assurer qu'Eisenkot bénéficie d'une protection à un niveau approprié selon les besoins. Le service de sécurité a répondu au Premier ministre que l'organisation faisait le maximum et agissait conformément à la loi. Désormais, les membres de la commission consultative devront examiner les éléments actuels soumis et décider si le niveau de menace justifie un changement dans les dispositifs de sécurité autour des deux chefs de parti avant le passage aux urnes.





