Kushner comme bouée de sauvetage : le système de sécurité prévient : « Une manœuvre tactique du Hamas »
Dans le contexte des pourparlers entre la délégation américaine et des responsables à Gaza et en Israël, et des messages apparemment pragmatiques du Hamas, le système de sécurité prévient : l'organisation terroriste n'a pas abandonné ses objectifs et voit dans la solution politique une bouée de sauvetage.
Le système de sécurité estime que le Hamas souhaite parvenir à un règlement politique pour tenter de se sortir de la situation actuelle dans la bande de Gaza. L'évaluation au sein du système de sécurité est que le Hamas n'a pas abandonné ses objectifs, au premier rang desquels la destruction d'Israël, mais qu'il considère la démarche politique menée par les États-Unis comme une bouée de sauvetage pour un avenir proche.
« Le Hamas est actuellement acculé », déclare une source sécuritaire. « Trois facteurs significatifs influencent fortement le Hamas à Gaza : le contrôle de Tsahal sur la « ligne jaune », la politique d'éliminations ciblées d'Israël et la pression des habitants ayant perdu leurs maisons et leurs biens. »
Selon des sources sécuritaires, les membres du Hamas, surtout les hauts responsables, vivent avec le sentiment d'être traqués. Le fait que Tsahal détienne la moitié du territoire et occupe des points dominants sur la « ligne jaune » exerce une pression constante sur l'organisation.
« Les habitants de Gaza font également pression. Il n'est pas simple pour eux de vivre dans des tentes sous la chaleur estivale ou les pluies hivernales. Ils ont vu des quartiers entiers rasés. Le Hamas comprend qu'il est en difficulté », ajoute la source.
Ces évaluations interviennent parallèlement au cycle de pourparlers menés par Jared Kushner et Steve Witkoff, envoyés du président américain Donald Trump, avec des responsables dans la bande, au sein du « Conseil de la paix » et en Israël.
Le système de sécurité insiste : « Israël doit rester vigilant, avec un œil ouvert et le doigt sur la gâchette. Le Hamas n'a pas abandonné ses intentions. Il n'est pas clair quelles concessions il fera. Nous comprenons qu'il s'agit tout au plus d'une manœuvre tactique. »
Au Commandement du Sud, le large déploiement des forces se poursuit. Cinq brigades sont actuellement présentes dans la zone de Gaza, sans intention de réduire les effectifs. Les règles d'ouverture du feu restent inchangées : tout soldat identifiant une menace immédiate est tenu d'ouvrir le feu pour l'éliminer. Les éliminations ciblées nécessitent, quant à elles, l'approbation du haut commandement et de l'échelon politique.
Ces avertissements interviennent alors que le Hamas tente de projeter une image pragmatique. Hier soir, l'organisation a annoncé, lors de réunions au Caire, son accord avec la feuille de route pour la deuxième phase du plan du président américain, présentée par Nickolay Mladenov au nom du « Conseil de la paix ». Le Hamas affirme que cela découle d'un désir de cessez-le-feu permanent, de retrait israélien et d'aide humanitaire continue.
Rappelons que ces derniers jours, plusieurs éliminations ciblées ont été effectuées avec l'aval de l'échelon politique contre des terroristes définis comme des « bombes à retardement ». Une source militaire a précisé : « Nous ne menons pas d'opérations visant à réduire les capacités du Hamas ou à frapper les échelons de commandement, et nous ne menons pas d'opérations de vengeance type "Nili". Nous frappons uniquement les terroristes qui mènent ou prévoient des activités immédiates contre les forces de Tsahal. »



