Iran : intensification des travaux sur le site nucléaire souterrain de Kuh-e-Mashak
Des images satellites révèlent d'importants travaux sur le site iranien de Kuh-e-Mashak. Face à la menace de frappes brandie par Donald Trump, le Pentagone développe de nouvelles bombes anti-bunkers.

Une intensification des travaux relevée par satellite sur le site iranien de Kuh-e-Mashak
Des images satellites analysées par le Centre d'études stratégiques et internationales (CSIS) révèlent une nette recrudescence des activités de construction en 2026 sur le site de Kuh-e-Mashak, soupçonné d'abriter un complexe nucléaire clandestin en Iran. Situé à environ 225 kilomètres au sud de Téhéran et creusé profondément sous une montagne près du complexe nucléaire de Natanz, le site souterrain a fait l'objet d'aménagements routiers intensifs, de renforcements de tunnels et de travaux de terrassement au cours de l'année écoulée, selon un rapport de CNN.
Les services de renseignement estiment que cette installation souterrienne pourrait servir de refuge ou de centre névralgique sécurisé pour relancer le programme nucléaire iranien. Bien que les travaux semblent avoir évolué d'une excavation active vers des aménagements intérieurs et des fortifications extérieures, les analystes considèrent que le site n'est pas encore en mesure de procéder à l'enrichissement d'uranium. Toutefois, des évaluations israéliennes suggèrent que Téhéran pourrait chercher à y transférer des centrifugeuses ou une partie de ses stocks d'uranium enrichi.
Le Pentagone accélère le développement de nouvelles munitions anti-bunkers
Malgré les avertissements du président Donald Trump concernant une frappe potentielle contre Kuh-e-Mashak, la structure granitique du site représente un défi technique redoutable, se trouvant potentiellement hors de portée des munitions conventionnelles actuelles de l'armée américaine. En réaction, le département de la Défense a intensifié ses efforts de planification et accéléré le développement d'armements spécialisés capables de détruire des infrastructures profondément ensevelies.
Selon des documents internes, peu après le déclenchement des hostilités, un responsable de programme au sein d'une agence du Pentagone spécialisée dans la lutte contre les armes de destruction massive a signé un contrat d'urgence de 1,2 million de dollars. Ces fonds ont permis de rénover en urgence une installation d'essai souterraine unique sur le champ de tir de White Sands, au Nouveau-Mexique, afin de valider des capacités classifiées. Par ailleurs, l'US Air Force a sollicité en juin l'industrie de défense pour concevoir une nouvelle génération de bombes pénétrantes destinées à remplacer l'actuelle Massive Ordnance Penetrator (MOP).
Planification opérationnelle et enjeux stratégiques
L'armée américaine maintient des plans opérationnels en vue d'une frappe potentielle sur Kuh-e-Mashak, intégrant le site dans des listes de cibles prioritaires face aux tensions accrues. Une source informée a indiqué que toute intervention nécessiterait l'emploi des bombes conventionnelles les plus lourdes de l'arsenal américain, bien que l'efficacité de telles armes à de telles profondeurs reste incertaine.
D'après l'analyse du CSIS, le site de Kuh-e-Mashak serait destiné à l'une de ces trois fonctions principales : un atelier d'assemblage de centrifugeuses, une usine d'enrichissement ou un site de stockage sécurisé pour des activités sensibles liées au nucléaire, telles que la conversion d'uranium métallique. Cette situation intervient alors que Tsahal a détruit l'an dernier l'usine de conversion de métaux du site nucléaire d'Ispahan.





