Un jeune hospitalisé après avoir contracté un parasite oculaire dans le lac de Tibériade
Un jeune Israélien de 20 ans a été hospitalisé pour une grave infection de la cornée par un parasite microsporidien après s'être baigné dans le lac de Tibériade.

Un parasite oculaire contracté dans le lac de Tibériade
Un jeune Israélien de 20 ans a récemment été hospitalisé dans le centre du pays après avoir contracté une infection oculaire à microsporidies (Microsporidium) suite à une baignade dans le lac de Tibériade (Kinneret) pendant ses vacances d'été.
La mère du jeune homme, Ilanit (nom d'emprunt), a confié que son fils avait dû subir un traitement particulièrement lourd et douloureux, comprenant notamment deux ablations de l'épithélium cornéen et l'administration de collyres à haute fréquence, y compris la nuit. Trois semaines après l'apparition des premiers symptômes, il souffre toujours de douleurs intenses et d'une vision floue, l'étendue des séquelles visuelles restant à déterminer.
Chronologie de l'infection
Selon le récit familial, le jeune homme s'est rendu à la plage d'Ein Gev le 24 juillet, puis à la plage de Kursi le 31 juillet. Les symptômes sont apparus environ deux semaines plus tard. Le 17 août, il s'est présenté aux urgences ophtalmologiques d'un hôpital du centre du pays, où les médecins ont immédiatement suspecté une microsporidiose, confirmée ensuite par un test PCR.
« Il est venu me voir en disant que quelque chose n'allait pas avec son œil, et je me suis tout de suite souvenue avoir lu un article sur les microsporidies dans le lac de Tibériade », raconte la mère. « Mon mari et mon fils se moquaient de moi, me disant que j'étais paranoïaque, mais à l'hôpital, le diagnostic est tombé. »
Durant l'hospitalisation, les médecins ont également recherché une co-infection par Acanthamoeba, une amibe courante dans l'eau qui peut détruire la cornée. Bien que le test PCR pour ce second pathogène se soit révélé négatif, l'équipe médicale a traité le patient préventivement pour les deux infections afin de préserver sa vue.
Un traitement éprouvant
Le protocole thérapeutique s'est avéré extrêmement douloureux. Bien que sorti de l'hôpital, le jeune homme doit se rendre régulièrement à des examens de contrôle. Il peine à garder l'œil ouvert et souffre toujours de flou visuel.
« L'œil n'a pas encore retrouvé ses fonctions », explique sa mère. « S'il le laisse ouvert une heure ou deux, des douleurs atroces se déclenchent. Heureusement, les lésions ont été retirées et la cornée est propre, mais il subsiste une opacité. Ce n'est qu'à la fin du traitement que nous connaîtrons l'étendue des séquelles. »
Face à cette épreuve, la famille réclame une campagne d'information sur les plages :
« Nous sommes arrivés à l'hôpital deux jours après les premiers symptômes. On nous a dit que si nous avions attendu, les dommages auraient pu être irréversibles. Les gens doivent savoir qu'une douleur ou une rougeur après une baignade ne doit pas être prise à la légère. »
Recommandations du ministère de la Santé
Il y a un mois, le ministère de la Santé avait signalé deux cas d'atteinte cornéenne liés à ce parasite dans le lac de Tibériade, tout en précisant que l'eau potable restait sûre et que la baignade demeurait autorisée sur les plages surveillées.
Cette affaire intervient alors qu'un enfant de 9 ans originaire de Pardes Hanna est actuellement hospitalisé dans un état grave au centre médical Rambam, souffrant d'une méningo-encéphalite amibienne après s'être baigné sur la plage de Kursi.
Le ministère de la Santé a réitéré ses consignes de prudence pour la baignade dans le lac de Tibériade :
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Limiter au maximum l'entrée d'eau dans le nez en utilisant un pince-nez.
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Éviter de plonger, de sauter ou de mettre la tête sous l'eau.
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Éviter de remuer la vase ou le sable dans les zones peu profondes.
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Installer des panneaux d'avertissement visibles sur toutes les plages du lac.




