Jérusalem : un maire-adjoint veut rebaptiser la rue du Roi-George face aux sanctions de Londres
Le maire-adjoint de Jérusalem, Aryeh King, demande de renommer la rue du Roi-George en « Tavor HaAretz » en réponse aux projets de sanctions britanniques contre les implantations en Cisjordanie.
Le maire-adjoint de Jérusalem, Aryeh King, demande de débaptiser la célèbre rue du Roi-George dans la capitale pour la renommer « Tavor HaAretz » (Le Nombril de la terre), sur fond de tensions diplomatiques avec Londres suite à l'annonce de sanctions britanniques contre les implantations en Cisjordanie.
Une initiative municipale en réponse à Londres
Aryeh King a officiellement transmis sa demande au maire de Jérusalem, Moshe Lion, qui préside également la commission municipale de dénomination des rues. Dans sa requête, il lie directement cette initiative au durcissement de la politique britannique envers Israël, affirmant que les mesures promues par Londres justifient de réexaminer la perpétuation du nom du monarque britannique dans l'espace public de la capitale.
« Les mesures avancées par Londres contre la politique israélienne exigent que nous réonsidérions la commémoration du roi britannique au cœur de Jérusalem », a souligné M. King dans son appel.
La rue du Roi-George porte ce nom depuis plus d'un siècle, ayant été désignée en 1924 sous le Mandat britannique en l'honneur du roi George V. M. King souligne dans sa requête que ce nom n'a pas été choisi par un gouvernement israélien souverain ou une municipalité juive, rappelant que d'autres villes ont modifié de tels noms historiques, à l'instar de Haïfa qui a rebaptisé sa rue du Roi-George en rue du Roi-David.
Sanctions britanniques et alignement international
Cette démarche municipale intervient au lendemain de l'annonce par le gouvernement britannique d'une série de mesures contre les implantations en Cisjordanie, incluant une future interdiction d'importation des produits issus des implantations et de nouvelles sanctions ciblées contre des individus et des organisations. Le chef de la diplomatie britannique a lié cette décision à l'expansion des implantations et aux projets de construction dans la zone E1, considérée par Londres comme une ligne rouge.
Cette initiative s'inscrit dans le cadre d'un soutien international plus large, douze pays, dont la Canada, la France et plusieurs nations européennes, ayant annoncé leur intention de promouvoir des restrictions nationales ou d'appuyer des mesures européennes concernant le commerce avec les implantations.
Procédures municipales et portée symbolique
Bien que les mesures britanniques nécessitent des procédures juridiques complexes qui ne devraient pas entrer en vigueur avant l'année prochaine, M. King cherche à imposer une réponse locale à forte portée symbolique. Pour que la proposition d'adopter le nom biblique « Tavor HaAretz » soit mise en œuvre, elle devra suivre l'ensemble des procédures réglementaires au sein de la municipalité de Jérusalem.




