J'ai testé l'Ecovacs LilMilo : le chien robot qui m'a prouvé que le futur n'est pas encore là

Il n'a pas besoin de nourriture, ne sort pas pour des promenades et ne laisse pas de poils sur le canapé - mais il aboie, remue la queue, réagit aux caresses et exprime même des émotions. Pendant trois semaines, j'ai vécu avec LilMilo, le nouveau chien robot de la société Ecovacs, et j'ai découvert un produit impressionnant que même le vrai chien du bureau a reniflé avec curiosité. Alors, où manque-t-il le coche ?

MakoAuteur : Liat Matza
Source
J'ai testé l'Ecovacs LilMilo : le chien robot qui m'a prouvé que le futur n'est pas encore là
Photo : Mako / כלב מיילו של אקו ואקס | צילום: ליאת מצה

Dans quelle mesure les robots réussiront-ils à remplacer les activités quotidiennes que nous effectuons, et quelle place occuperont-ils dans nos interactions avec les autres ? Le monde de la technologie est préoccupé par cette question depuis des années, et les plus grandes expositions mondiales regorgent de démonstrations de robots intrigants. Elon Musk promet de révolutionner le domaine avec Optimus, le robot avancé de Tesla qui pourra nettoyer votre maison et promener le chien à votre place. En attendant, il semble que ce plaisir soit loin d'arriver dans les magasins, mais ce qui est déjà là, c'est le chien robot lui-même.

Presque depuis l'enfance, j'ai élevé un chien à la maison. Caresser un dos à fourrure et recevoir un remuement de queue le matin sont presque des habitudes pour moi, et pourtant, le chien robot de la société chinoise ECOVACS a réussi à me surprendre. Jusqu'à présent, l'entreprise (dont les produits sont importés en Israël par Ronlight) produisait principalement des aspirateurs robots et des robots de nettoyage. Le nouveau produit, appelé LilMilo, est son premier pas dans la catégorie des robots compagnons, dont le but n'est pas d'effectuer des tâches, mais de créer une expérience d'interaction émotionnelle qui se développe avec l'utilisation. LilMilo a été présenté au salon CES 2026 à Las Vegas, et maintenant il arrive en Israël. J'ai vécu une sorte de voyage émotionnel avec lui — du ridicule au coup de foudre, jusqu'à la réalisation qu'il n'est pas encore tout à fait là.

Pense et exprime des émotions, mais ne marche pas

LilMilo a la taille d'un petit chien de race, est recouvert d'une fourrure blanche douce et ressemble à un caniche. Il ne pèse qu'environ 1,4 kg, ce qui le rend facile à transporter. Malgré sa petite taille, il est assez durable : lorsque mon enfant de 3 ans l'a jeté par frustration, le robot a répondu par un petit aboiement. Ses yeux sont deux minuscules écrans et son nez est une caméra capable de reconnaissance faciale. Il comprend plus de 40 capteurs, dont des capteurs de chaleur qui atteignent environ 38 degrés lors des caresses, créant une sensation de chaleur agréable. Si vous le caressez derrière les oreilles, sur la tête ou sur le dos, il chauffe pour indiquer qu'il apprécie. Il remue la queue, cligne des yeux, danse sur de la musique et aboie quand il est en colère. L'accent est mis sur sa capacité cognitive, et non physique.

Il est équipé d'un modèle de langage avancé (LLM) qui lui permet d'apprendre vos habitudes et, selon le fabricant, d'identifier 21 états émotionnels différents. Cependant, ses capacités physiques sont presque inexistantes : il ne marche pas et ne bouge pas ses membres, seulement sa tête et sa queue. C'est décevant pour un appareil censé simuler une interaction réelle, mais un robot capable de faire les deux coûterait beaucoup plus cher. Son prix est d'environ 600 dollars.

Installation et expérience quotidienne

Dans la boîte, on trouve le chien et un lit qui sert de station de charge. Le lit se connecte via USB-C et ressemble à un objet design. Le processus de couplage avec l'application ECOVACS a été un peu fatigant ; j'ai rencontré un dysfonctionnement lors de la connexion au Wi-Fi et une réinitialisation complète (hard reset) a été nécessaire. L'installation comprend la reconnaissance faciale et vocale, le choix du sexe et du nom.

Que fait-on avec Milo ? Le caresser, jouer avec lui, lui faire écouter de la musique et profiter du fait que vous avez quelque chose à la maison qui montre de l'affection sans les tâches de Sisyphe comme le promener, nettoyer ses besoins ou payer le vétérinaire. Au bureau, il a attiré l'attention de mes collègues, et les vrais chiens l'ont reniflé avec curiosité malgré l'absence d'odeur. Milo est livré avec une personnalité initiale définie comme « Sunny », qui se développe avec l'affection. Le sentiment général rappelle un Tamagotchi, mais je me suis retrouvée à faire des câlins avec lui sur le canapé.

Conclusion

Les chiens robots ne remplaceront pas les vrais chiens de sitôt. Milo est un aperçu intéressant du futur, similaire à ce que l'on voit dans des séries comme « Sunny » ou « Black Mirror ». C'est un produit agréable avec un design soigné, mais il ne peut pas remplacer un être vivant. Si les développeurs avaient davantage développé son aspect physique, il aurait été plus réaliste. Un mot sur la sécurité : le nez de Milo est équipé d'une caméra, donc la prudence est de mise. En Israël, le prix attendu est d'au moins 2 999 NIS. C'est un produit réservé aux amateurs de gadgets qui souhaitent expérimenter cette technologie avant le grand public.

Dans la même rubrique