« J'ai peur de sortir de chez moi » : une femme de 76 ans agressée à Ashkelon
Une femme de 76 ans a été violemment agressée alors qu'elle se reposait sur un banc à Ashkelon. Elle témoigne de l'indifférence des passants et de son traumatisme, alors que le suspect arrêté par la police n'a pas été reconnu par la victime.

Alina Levin, 76 ans, résidente d'Ashkelon, a raconté l'agression violente dont elle a été victime alors qu'elle se reposait sur un banc public. Blessée à la main et à la jambe, elle a dû être hospitalisée pendant deux jours. Bien que la police ait arrêté un suspect peu après les faits, Mme Levin n'a pas pu l'identifier lors de la séance de reconnaissance. Depuis, elle vit dans la peur de sortir seule, marquée par l'indifférence des passants qui n'ont pas répondu à ses appels à l'aide. Sa famille a rappelé que son mari avait lui aussi été victime d'une agression brutale dans le même quartier il y a quelques années, perdant un œil lors de l'incident.
« J'étais assise sur le banc pour me reposer et je parlais au téléphone avec une amie. Un homme s'est assis à côté de moi. J'ai décidé de partir, mais il m'a suivie. Quand je me suis arrêtée, il s'est approché et a exigé en russe : "Donne-moi de l'argent" et "Rends-moi mon argent" », relate-t-elle.
Après qu'elle lui a répondu ne pas comprendre ses demandes, l'homme l'a frappée violemment à l'oreille. « Je suis tombée au sol et j'ai crié à mon amie d'appeler la police. L'agresseur a tenté de s'emparer de mon téléphone, mais il a pris la fuite en entendant mes cris », ajoute-t-elle.
Incapacité à identifier le suspect
Mme Levin explique que, alors qu'elle était dans l'ambulance, elle a entendu parler de l'arrestation d'un individu pour un autre incident violent à proximité. Cependant, lors de la séance d'identification sur photos, elle n'a pas reconnu son agresseur. « J'ai demandé aux enquêteurs comment ils pouvaient être certains de son identité, mais ils m'ont simplement dit de ne pas m'inquiéter », précise-t-elle.
« Je ne sors plus seule dans l'obscurité »
Depuis l'agression, la vie de Mme Levin a basculé. « Je souffre encore physiquement et psychologiquement. Je ne sors plus seule à la tombée de la nuit et je me méfie de tout le monde. Il est effrayant de penser que l'agresseur est toujours en liberté. » Elle exprime une profonde amertume face à l'attitude des témoins : « J'étais allongée sur le sol, je saignais et je demandais de l'aide. Un cycliste avec deux enfants est passé devant moi, mais il a continué son chemin, manquant de m'écraser. Où en sommes-nous arrivés ? »
Un quartier marqué par la violence
La victime souligne que ce n'est pas la première fois que sa famille est confrontée à la violence dans ce secteur. « Mon mari a été agressé au même endroit il y a quelques années. Il a reçu un coup de bâton à la tête, a perdu un œil et porte une prothèse depuis. L'agresseur n'a jamais été retrouvé. Comment est-il possible que dans une zone aussi centrale, près de la gare routière et du centre commercial, il n'y ait aucune vidéosurveillance pour aider à retrouver les coupables ? »
Sa fille, Tanya, conclut : « Ma mère a peur de s'exposer car elle craint de nouvelles agressions. Il est déchirant de voir que les personnes âgées sans défense deviennent des cibles. »




