Itamar Ben Gvir veut contester le durcissement du contrôle de la vitesse
Le ministre de la Sécurité nationale, qui totalise 78 infractions au code de la route, a critiqué la décision de la police d'abaisser le seuil de verbalisation. Il a annoncé qu'il allait en discuter avec le chef de la police.

Un nouvel opposant à la « révolution des radars » : la décision de la division de la circulation de la police d'abaisser le seuil de verbalisation et de sanctionner les conducteurs même pour un dépassement minime de la vitesse autorisée a suscité des critiques, auxquelles s'est joint mardi le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir.
Le président d'Otzma Yehudit, qui possède un long historique de dizaines d'infractions au code de la route, a réagi à cette mesure :
« Je n'aime pas cela, et j'ai l'intention de tenir une discussion avec le chef de la police ».
Il n'est toutefois pas certain que le ministre dispose de l'autorité nécessaire pour annuler cette décision. La police met en œuvre un amendement législatif transférant une part importante des infractions routières vers une procédure administrative, ce qui entraîne l'abaissement des seuils de déclenchement des caméras fixes (A-3).
Sur certains axes, le contrôle sera plus strict : par exemple, sur une route limitée à 70 km/h, l'amende sera désormais émise dès 75 km/h, contre 85 km/h auparavant. La police ne communiquera pas la liste des routes concernées par ces nouveaux réglages.
Parallèlement, un amendement est entré en vigueur, modifiant le mécanisme de jugement. La plupart des infractions sont désormais qualifiées de « violations administratives » plutôt que d'infractions pénales, ce qui simplifie le système de points et remplace les audiences devant un tribunal par le dépôt d'objections écrites auprès d'un tribunal administratif.
En 23 ans de permis, Ben Gvir a été verbalisé 78 fois, notamment pour 19 défauts de port de ceinture, 11 usages du téléphone au volant et deux feux rouges grillés. En avril 2024, le ministre a été impliqué dans un accident lorsque son véhicule de fonction blindé de 3,5 tonnes a franchi un feu rouge, provoquant une collision qui a fait basculer le véhicule. Selon Ynet, au moins trois passagers, dont le ministre et sa fille, ne portaient pas leur ceinture de sécurité.



