Israël se prépare à des sanctions de Londres : voici les réponses envisagées contre la Grande-Bretagne

Le ministre britannique des Affaires étrangères devrait présenter un ensemble de mesures contre les implantations, qui pourrait inclure un boycott commercial. Israël précise que cette mesure ne restera pas sans réponse et rappelle le précédent où l'Espagne et les Pays-Bas ont été écartés de toute implication à Gaza. Contexte : un effort diplomatique pour endiguer une tendance en Europe.

WallaAuteur : Anna Barsky
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Israël se prépare à des sanctions de Londres : voici les réponses envisagées contre la Grande-Bretagne
Photo : צילום: Walla.co.il

En Israël, on se prépare à la publication de l'ensemble des mesures annoncées par le ministère britannique des Affaires étrangères et on élabore une série de réponses possibles. Une source politique de haut rang a précisé que la réponse israélienne ne serait définitivement tranchée qu'une fois les détails de la démarche britannique pleinement connus, mais a souligné que toute atteinte à Israël entraînerait des conséquences directes sur les relations entre les deux pays.

L'évaluation à Jérusalem est que Londres pourrait imposer des restrictions ou une interdiction totale de l'importation de produits issus des implantations. Selon la source politique, ces intentions sont connues d'Israël depuis longtemps, bien avant le récent différend autour des plans de construction dans la zone E1 et les changements de personnel au ministère britannique des Affaires étrangères. Des mesures de ce type ont déjà été prises ou promues par le passé par des pays comme l'Irlande, l'Espagne et les Pays-Bas.

Prix politique : le modèle face à l'Espagne et aux Pays-Bas

Des sources politiques rappellent qu'Israël a déjà fait payer le prix aux pays ayant adopté une ligne hostile à son encontre. Ainsi, par exemple, l'Espagne et les Pays-Bas ont été totalement exclus des mécanismes internationaux concernant la bande de Gaza — une politique destinée à faire comprendre que des mesures unilatérales contre Israël entraîneraient une perte d'influence et de présence régionale.

Parallèlement, à Jérusalem, on examine la question dans une perspective large :

  1. Politique intérieure au Royaume : la démarche britannique est influencée par la lutte politique à Londres en amont de la conférence du Parti travailliste, et par la pression du Parti vert, qui maintient une ligne dure contre Israël, ainsi que par l'intensification du débat public sur la question de la reconnaissance d'un État palestinien.

  2. L'axe avec Washington : en Israël, on n'identifie pas le besoin d'exercer une pression publique sur l'administration américaine, partant du principe que la position des États-Unis est transmise directement par les canaux discrets entre Washington et Londres.

  3. Retenue calculée : à l'instar de la réaction mesurée face aux démarches françaises par le passé, l'intensité de la réponse sera déterminée en fonction de la situation globale et de la prévention de tout dommage stratégique étendu.

La lutte pour le bloc européen

La tension avec la Grande-Bretagne s'inscrit dans une campagne diplomatique qu'Israël mène depuis environ un an et demi pour endiguer les initiatives hostiles au sein de l'Union européenne, qui comprenaient des tentatives de geler l'Accord d'association et les volets commerciaux. Ces efforts de freinage s'appuient sur un axe de plus de dix pays amis au sein de l'UE — une démarche qui a fait ses preuves la semaine dernière encore, lorsqu'une déclaration européenne commune et critique contre Israël a été bloquée.

En raison des relations tendues avec certains pays d'Europe occidentale, la diplomatie israélienne approfondit son ancrage au centre et à l'est du continent — des pays baltes à la Moldavie, en passant par les Balkans. L'objectif est de consolider des alliances avec ces pays, au premier rang desquels le Monténégro, candidat principal à l'adhésion à l'Union européenne, afin d'assurer un bloc de soutien à Jérusalem pour les années à venir.

Israël attend désormais l'annonce officielle de Londres, la crainte principale étant qu'une mesure britannique dans le domaine commercial ne crée un précédent et n'encourage d'autres capitales européennes à se joindre au boycott.

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