Israël : le Trésor se prépare à un budget de reconduction pour 2027
Le ministère des Finances se prépare à un budget de reconduction pour 2027 face aux risques de blocage politique et d'élections, pesant sur les réformes économiques.

Le ministère israélien des Finances se prépare à l'adoption d'un budget de reconduction pour le début de l'année 2027, sur fond d'incertitudes politiques et de craintes de nouvelles élections. En raison de dépenses militaires exceptionnelles exclues de la base budgétaire permanente, le futur budget devrait accuser une baisse de plusieurs dizaines de milliards de shekels.
Le 10 novembre prochain, la nouvelle Knesset prêtera serment et fonctionnera provisoirement par le biais d'un comité d'organisation, ainsi que de commissions provisoires chargées des affaires étrangères, de la défense et des finances. Selon la presse, l'opposition envisage également de mettre en place des commissions spécifiques afin d'abroger les lois adoptées par le gouvernement sortant.
Le président Isaac Herzog doit entamer cette semaine des consultations en vue de confier à un député le mandat de former un gouvernement. Le candidat désigné disposera de 28 jours, renouvelables une fois pour 14 jours. Par conséquent, une nouvelle coalition ne devrait pas prêter serment avant le mois de décembre, avec l'obligation de faire voter un budget d'ici le mois d'avril.
Répercussions d'un budget de reconduction
Dans cette hypothèse, l'année 2027 s'ouvrirait par un budget provisoire pour le premier trimestre, limitant les dépenses mensuelles à un douzième du budget précédent. Ce mécanisme restreint certes les dépenses publiques à court terme, mais paralyse les réformes structurelles, les investissements à long terme et les hausses d'impôts envisagées.
Les agences de notation Fitch et Moody's ont récemment publié leurs analyses sur la situation financière du pays. Alors que Fitch anticipe une dissolution de la Knesset en janvier et de nouvelles élections en avril, Moody's souligne que la politique économique globale devrait rester stable, tout en exprimant des inquiétudes quant à la solidité institutionnelle et l'indépendance judiciaire.
Le budget de reconduction présente en outre des limites techniques majeures, notamment concernant le financement de la défense. Les enveloppes liées à l'état de guerre et les impayés envers les industriels de l'armement complexifient la gestion financière, contraignant les services de l'État à prioriser les obligations légales avant de soutenir les secteurs civils et économiques.





