Irak : des dépôts d'armes secrets détruits, Israël suspecté des frappes
Israël est soupçonné d'avoir frappé deux dépôts d'armes en Irak contenant des missiles antiaériens chinois destinés à des milices pro-iraniennes, selon des sources.

Israël est soupçonné d'avoir mené la semaine dernière des frappes aériennes contre deux dépôts d'armes en Irak abritant des missiles antiaériens portables de fabrication chinoise, transférés d'Iran vers des milices fidèles à Téhéran, selon un rapport publié samedi par le quotidien saoudien Asharq Al-Awsat, citant des sources irakiennes. Les frappes auraient détruit une importante cargaison de systèmes de défense aérienne peu de temps après leur arrivée.
Un responsable de la sécurité irakienne a indiqué au journal que les autorités de Bagdad ont des raisons de soupçonner Israël d'être à l'origine de ces attaques, bien que les modalités de leur execution restent incertaines. Parallèlement, un responsable gouvernemental irakien a précisé qu'aucune information décisive n'établit formellement l'identité du commanditaire.
Les autorités irakiennes examinent si ces frappes s'inscrivent dans le cadre de préparatifs américano-israéliens en vue d'une confrontation renouvelée avec l'Iran. Selon une évaluation attribuée aux cercles du renseignement locaux, des opérations visant à perturber les lignes d'approvisionnement des milices pourraient déjà être menées sur le territoire.
Dans ce contexte, un article du Financial Times publié cette semaine révèle que le Premier ministre Benyamin Nétanyahou a fait pression pour relancer les frappes contre l'Iran, préparant Tsahal à une vaste campagne de bombardements de plusieurs jours. Le plan, incluant des cibles nucléaires et des infrastructures du régime, a été abandonné suite à l'opposition du président américain Donald Trump.
Selon le même rapport, Israël a présenté à Washington une banque de cibles actualisée fondée sur de nouveaux renseignements. Parallèlement, Fox News a fait état d'un exercice au cours duquel des chasseurs israéliens ont survolé la Syrie et l'Irak en direction de l'Iran, sans qu'un lien direct ne soit établi avec les explosions en Irak.




