Israël : vifs débats politiques au lendemain des sondages électoraux

Les dirigeants israéliens réagissent aux sondages de sortie des urnes : Gadi Eisenkot et Yaïr Lapid évoquent une défiance envers Benjamin Netanyahu, tandis que Gideon Sa'ar appelle à la prudence.

Israël : vifs débats politiques au lendemain des sondages électoraux
Photo : Yahav Trudler (Yahav Studio) / Wikimedia Commons

À la suite de la publication des sondages de sortie des urnes en Israël, les dirigeants politiques ont vivement réagi à ces premières projections qui dessinent un paysage parlementaire incertain. Gadi Eisenkot, dirigeant du parti Yashar!, a estimé que ces résultats préliminaires témoignent d'une défiance totale envers le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le gouvernement en place depuis les événements du 7 octobre.

« Les résultats initiaux des sondages indiquent un manque de confiance absolu envers Netanyahu et le gouvernement du 7 octobre de la part de la majorité sioniste et de la plupart des citoyens israéliens », a déclaré Gadi Eisenkot, affirmant qu'il agirait immédiatement pour concrétiser la volonté populaire, remplacer l'administration actuelle et former un gouvernement de coalition sioniste.

De son côté, le chef de l'opposition Yaïr Lapid a affirmé que le bloc de droite mené par Benjamin Netanyahu venait de subir une lourde défaite. Selon lui, ces projections traduisent un effondrement total et un appel clair du public à un changement de direction.

En réaction, le ministre des Affaires étrangères Gideon Sa'ar a appelé à la prudence face à des conclusions qu'il juge hâtives. Gideon Sa'ar a souligné que les célébrations à gauche étaient prématurées, réaffirmant que le Likoud demeure le plus grand parti politique du pays.

Par ailleurs, Yoaz Hendel, à la tête du mouvement des réservistes dont le parti se situait sous le seuil électoral dans les enquêtes d'opinion, a exprimé sa confiance dans les résultats définitifs, comptant notamment sur le dépouillement des votes des soldats.

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