Les industriels de la défense israéliens exposent à Euronaval 2026 malgré les restrictions
Des géants de la défense israélienne exposent des technologies navales au salon Euronaval 2026 à Paris malgré des restrictions françaises interdisant les systèmes offensifs et les délégués officiels.

Trois géants de l'industrie de défense israélienne — Israel Aerospace Industries, Elbit Systems et Rafael — présentent des technologies navales de pointe au salon maritime Euronaval 2026 à Paris, malgré les strictes restrictions imposées par le gouvernement français. L'événement rassemble plus de 700 entreprises issues d'une quarantaine de pays. Contrairement à leurs concurrents internationaux, les firmes israéliennes ont reçu l'ordre d'exclure tout système d'arme offensive, limitant leurs stands aux technologies de défense et d'interception.
Systèmes Maritimes Sans Pilote
Parmi les innovations présentées figure un véhicule sous-marin autonome dévoilé par Elbit Systems. Conçu pour le renseignement, la détection de mines et la protection des infrastructures sous-marines, cet appareil illustre l'expansion d'Elbit dans le secteur subaquatique après le rachat de la société canadienne ISE. Elbit expose également le navire de surface sans pilote Seagull, spécialisé dans la lutte anti-sous-marine.
De son côté, Israel Aerospace Industries expose le sous-marin sans pilote BlueWhale. D'une longueur d'environ 11 mètres et d'un poids de 5,5 tonnes, il peut opérer de manière autonome sous l'eau pendant plus de dix jours. Un exemplaire similaire a été livré plus tôt cette année à la marine allemande dans le cadre d'un contrat de plusieurs millions de dollars.
Tensions Commerciales et Restrictions
Cette participation intervient dans un contexte de forte croissance du marché mondial de la défense navale, stimulée par les tensions dans le détroit d'Ormuz, le détroit de Bab el-Mandeb et le conflit en Ukraine, les transactions mondiales ayant atteint environ 124 milliards de dollars en 2024-2025.
Cependant, le salon est une nouvelle fois le théâtre de frictions diplomatiques. Les organisateurs ont inspecté le matériel promotionnel, interdit les vidéos démontrant des capacités offensives et prohibé la présence de représentants officiels du ministère israélien de la Défense. Les autorités françaises justifient ces mesures par leur opposition à l'utilisation d'armements à Gaza, tandis que les responsables de la défense israélienne dénoncent des restrictions commerciales discriminatoires.





