L'Iran délègue des pouvoirs pour les pourparlers avec Washington sur fond d'impasse
Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré que le Guide suprême a accordé au gouvernement des pouvoirs pour les pourparlers avec Washington, alors que la diplomatie piétine.

Le Guide suprême de l'Iran, Mojtaba Khamenei, a accordé des pouvoirs spécifiques à son gouvernement concernant les pourparlers de paix avec les États-Unis, a annoncé lundi le président iranien Massoud Pezeshkian. Ce dernier a affirmé que Téhéran tenterait de résoudre le problème par la voie du dialogue.
Selon des informations relayées par la presse, les discussions indirectes menées sous la médiation du Qatar se trouvent dans une impasse, les parties achoppant sur la question de savoir quel pays doit consentir les premières concessions. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtschi, a indiqué que la République islamique menait des consultations intenses avec l'aide de médiateurs, notamment le Qatar et le Pakistan, afin de rouvrir le détroit d'Ormuz.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghai, a précisé que les pourparlers se concentrent sur le plan en sept points présenté par Téhéran en septembre dernier. M. Baghai a souligné que, malgré un allègement de la proposition, la position centrale de l'Iran demeure inflexible : toute reprise des négociations sur le nucléaire sera subordonnée à la satisfaction préalable de toutes les conditions iraniennes.
Face à ces tensions persistantes, la Chine et la Russie ont exprimé leur vive opposition à toute reprise des actions militaires au Moyen-Orient. Le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, a exhorté l'ensemble des acteurs à privilégier les solutions politiques, tandis que Moscou a qualifié les rapports faisant État d'une action militaire potentielle de motif de grave préoccupation.



