Incident à Tsahal : des soldats refusent de monter dans un blindé en présence d'une femme médecin

L'incident a été signalé aux commandants du bataillon et il a été décidé de traduire les soldats en justice, bien que le porte-parole de Tsahal ait précisé qu'ils n'avaient pas encore été jugés. Le chef d'état-major Eyal Zamir a souligné par le passé que l'intégration des femmes dans l'armée serait menée de manière à respecter la diversité sociale du pays.

WallaAuteur : Amir Bohbot
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Incident à Tsahal : des soldats refusent de monter dans un blindé en présence d'une femme médecin
Photo : צילום: Walla.co.il

Des soldats du bataillon Rotem de la brigade Givati ont refusé de monter dans un véhicule blindé avec une femme médecin, a-t-on rapporté mercredi. L'incident a été porté à la connaissance des commandants du bataillon et il a été décidé de les traduire en justice. Le porte-parole de Tsahal a indiqué qu'ils n'avaient pas encore été jugés.

En juin dernier, sur fond de débat public et juridique autour de l'intégration des femmes dans les rôles de combat, Tsahal a publié une clarification selon laquelle la Cour suprême n'avait pas ordonné le recrutement de femmes combattantes dans le corps blindé, mais seulement la réalisation d'un projet pilote. L'armée a souligné que le projet visait à examiner la possibilité de manière préliminaire et qu'il s'agissait d'une expérience n'obligeant pas à une intégration complète. Selon le communiqué, « après environ deux ans et demi de combats sur plusieurs fronts et l'élargissement des missions, Tsahal a besoin de chaque combattant et de chaque combattante ».

Suite à l'annonce du projet pilote, les yeshivot Hesder ont annoncé la suspension de l'enrôlement de leurs étudiants. Peu de temps après, le chef d'état-major Eyal Zamir s'est exprimé lors de la conférence de l'organisation des travailleurs de Tsahal et a évoqué la lettre des rabbins.

« Tsahal est l'armée du peuple, et il est donc d'une importance capitale d'intégrer toutes les populations dans ses rangs, et surtout dans le dispositif de combat », a souligné Zamir concernant le caractère unique de l'armée.

Dans son discours, Zamir s'est concentré sur le défi logistique et social que cela implique, notant que « cette intégration complexe des femmes dans l'armée se fera toujours de manière à permettre à une partie du public de servir aux côtés de l'autre, et non à ses dépens ».

Quelques jours plus tard, lors d'une réunion d'évaluation du projet pilote, le chef d'état-major a souligné qu'il n'y avait aucune intention d'intégrer des hommes et des femmes ensemble dans les équipages de chars, ni lors de la formation, ni lors des étapes de la mission. « Si l'expérience réussit, l'intégration des femmes sera effectuée dans un cadre dédié, qui sera au moins à l'échelle d'une compagnie ». Selon lui, au combat sous une équipe de combat, des ajustements seront nécessaires conformément à l'ordonnance sur le service commun.

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