Ils soupçonnaient Israël, mais craignaient l'Iran : comment la décision a été prise de faire passer Donald Trump en contrebande | Rapport

De nouveaux détails éclairent la menace iranienne qui a conduit le mois dernier à une opération de diversion inhabituelle autour de Donald Trump. Israël avait mis en garde contre un possible tir de missile sur Air Force One, mais les autorités américaines et turques n'ont trouvé aucune preuve concrète que les suspects disposaient des moyens nécessaires.

WallaAuteur : Idan Kweller
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Ils soupçonnaient Israël, mais craignaient l'Iran : comment la décision a été prise de faire passer Donald Trump en contrebande | Rapport
Photo : צילום: Walla.co.il

Après la révélation le mois dernier qu'Israël avait transmis aux États-Unis des renseignements sur une menace iranienne contre Donald Trump, et que des responsables américains avaient douté de leur fiabilité, les détails derrière la décision dramatique de mener une opération de diversion apparaissent désormais. Selon des rapports publiés jeudi, le renseignement israélien avait indiqué la possibilité que des mandataires iraniens opérant en Turquie tentent de lancer un missile sur Air Force One alors que Donald Trump se trouvait à bord.

Le scénario était décrit comme extrême mais théoriquement possible : un activiste réussissant à contourner le dispositif de sécurité autour du sommet de l'OTAN, à se positionner à environ 800 mètres de l'aéroport, et à utiliser un système de défense aérienne portable (MANPADS) pour frapper l'avion présidentiel.

Bien que les Américains n'aient trouvé aucune preuve que les suspects possédaient le missile ou le système de lancement, et que les Turcs aient déclaré n'avoir trouvé aucune preuve de menace, le Secret Service a décidé qu'il n'y avait pas de place pour le risque. En pleine guerre active avec l'Iran et avec très peu de temps pour vérifier l'information, le personnel de sécurité du président a conclu qu'il était impossible d'ignorer ce scénario.


Doutes et motifs

Certains responsables américains pensaient que le complot allégué était invraisemblable. De plus, au sein de l'administration, certains soupçonnaient les motifs derrière le transfert des renseignements israéliens. Comme l'a rapporté le Wall Street Journal, des responsables se demandaient si Israël n'essayait pas d'influencer la prise de décision de Donald Trump pour le pousser à ré-escalader la guerre avec l'Iran. Israël a rejeté ces soupçons, clarifiant que le partage de renseignements découle d'un partenariat de sécurité étroit et non d'un agenda caché.

Les États-Unis ont recueilli leurs propres renseignements, qui n'ont pas non plus apporté de preuves définitives. Cependant, la combinaison de l'avertissement israélien, de la confrontation tendue avec l'Iran et du fait que Donald Trump séjournait dans un pays limitrophe d'une zone de guerre a laissé « zéro marge d'erreur ».

L'opération

Le Secret Service a élaboré un plan pour induire en erreur quiconque suivait les mouvements du président. Donald Trump est monté devant les caméras dans l'avion présenté comme Air Force One. Cependant, il a été secrètement transféré à l'aide d'un camion de restauration vers un avion militaire alternatif, à bord duquel il a secrètement quitté la Turquie.

Des hauts responsables, dont le secrétaire d'État Marco Rubio et le secrétaire au Trésor Scott Bessent, sont restés dans l'avion servant de leurre, tandis que le secrétaire à la Défense Pete Hegseth accompagnait Donald Trump dans l'avion secret. Cette séparation visait à assurer la continuité du gouvernement. La Maison Blanche n'avait pas l'intention de révéler l'opération, mais après sa divulgation par le Washington Post, elle a déclenché un débat médiatique sur la sécurité du président américain à l'étranger.

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