"Il a identifié une proie facile" : un suspect de 51 ans s’est fait passer pour un employeur et a violé une jeune fille de 18 ans autiste à Bat-Yam
La police demandera la prolongation de la détention d’un habitant de Bat-Yam, 51 ans, soupçonné d’avoir profité de la vulnérabilité d’une jeune fille de 18 ans atteinte d’autisme. Il l’aurait attirée dans un hôtel pour y commettre des agressions sexuelles.
Un habitant de Bat-Yam, âgé de 51 ans, soupçonné de viol et de sodomie sur une jeune fille de 18 ans diagnostiquée sur le spectre autistique, qu’il a rencontrée alors qu’elle était seule dans un café Aroma à Bat-Yam, sera présenté lundi matin devant le tribunal de première instance de Tel-Aviv.
L’incident grave s’est déroulé jeudi dernier. Selon les éléments de l’enquête, après une brève conversation, le suspect s’est présenté sous un faux nom, s’est fait passer pour son employeur et lui a proposé de l’accompagner pour un massage. Il a ensuite conduit la jeune femme dans un hôtel d’appartements à l’heure à Bat-Yam, où il l’aurait violée et agressée avec violence.
À un moment donné, il a appelé le frère de la victime, qui la recherchait avec d’autres membres de la famille. Dans l’enregistrement de l’appel, on entend la jeune fille, effrayée, dire : « Je ne suis pas responsable. C’est lui qui était avec moi ». Comprenant la détresse de sa sœur, le frère a confronté le suspect, qui a répondu : « Qu’est-ce que tu veux ? Elle est une fille normale », tentant de se justifier tout en niant les faits.
Le suspect a pris la fuite, laissant la victime seule sans qu’elle sache où elle se trouvait. À la demande de son frère, elle a envoyé sa localisation via Waze. Les forces de police, arrivées sur les lieux, l’ont retrouvée et ont constaté des traces de sang sur son corps. Grâce aux caméras de surveillance du café et à la grande débrouillardise de la victime, les policiers du district d’Ayalon ont réussi à localiser et à arrêter le suspect dans un espace ouvert.
L’avocate Gabi Liberman, qui représente la victime, a déclaré :
« Une jeune femme handicapée est assise dans un café, et en quelques minutes, elle est repérée par un prédateur sexuel en quête d’une proie facile. Le viol revêt différentes formes, dont celle consistant à profiter de l’état mental d’une victime qui, en raison de son handicap, ne comprend ni la situation ni le danger, et ne peut donner un consentement libre.
Le suspect avait toutes les indications que la victime souffrait d’un handicap intellectuel et ne pouvait ni comprendre ni résister. Cela ne l’a pas arrêté ; il a commis des crimes horribles en utilisant la violence et la manipulation.
La victime, grâce à sa grande présence d’esprit, a permis l’arrestation de ce suspect abject, rendant ainsi le monde un peu plus sûr. J’espère que la police et le parquet saisiront cette occasion pour faire appliquer la loi avec la plus grande fermeté et adresser un message clair à tous les prédateurs qui s’en prennent aux populations vulnérables, dont le seul tort est de vouloir mener une vie normale dans un monde difficile. »




