L'école des officiers de l'IDF forme un nombre record de 7 200 diplômés

Le colonel Eliav Elbaz dresse le bilan de son commandement à l'école des officiers de l'IDF (Bahad 1), marquée par une hausse de 50 % des effectifs pour répondre aux besoins opérationnels.

WallaAuteur : Amir Bohbot
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L'école des officiers de l'IDF forme un nombre record de 7 200 diplômés
Photo : צילום: Walla.co.il

L'école des officiers de l'IDF (Bahad 1) s'apprête à changer de commandement. Le colonel Eliav Elbaz achève son mandat de deux ans pour prendre la tête de la 252e division. Sous sa direction, l'école a connu une restructuration historique, le nombre de diplômés annuels passant de 4 800 avant la guerre à 7 200 en août 2026, soit une augmentation de 50 %.

Cette hausse répond au besoin d'étoffer les unités combattantes, notamment l'unité d'élite du génie Yahalom, la défense aérienne (Dôme de fer, Fronde de David, Arrow) et les blindés.

Exigences accrues et résilience mentale

Le colonel Elbaz souligne que les chefs de section actuels doivent maîtriser des outils technologiques bien plus complexes qu'il y a dix ans, incluant le guidage d'aéronefs, l'artillerie, les drones et les systèmes de commandement numérisés.

Les critères physiques et mentaux ont été renforcés, avec des marches d'endurance de 70 kilomètres transportant une charge équivalente à 40 % du poids corporel. Elbaz explique :

« Nos chefs de section font face à des situations d'une intensité inédite. Pensez à un commandant qui perd trois hommes, gère un afflux de blessés et doit maintenir le moral de soldats privés de permission depuis un mois. Nous avons mis l'accent sur la résilience mentale pour qu'ils restent opérationnels en pleine crise. »

Cette préparation a été mise à l'épreuve en septembre 2025 à Rafah, lorsqu'un véhicule de l'école a sauté sur un engin explosif. L'explosion a tué le commandant de compagnie, le major Omri-Chai Ben-Moshe, et trois cadets : le lieutenant Eran Shalem, le lieutenant Eitan Avner Ben-Yitzhak et le lieutenant Ron Arieli. Dès le lendemain, les survivants reprenaient les opérations de destruction d'infrastructures.

Intégration et rigueur de la sélection

L'école enregistre un nombre record de 16 cadets ultra-orthodoxes, formés dans une base dédiée de la vallée du Jourdain pour respecter leur mode de vie, sous la supervision directe du commandement de Bahad 1. Les cadettes des unités combattantes continuent également de valider les mêmes exigences physiques et professionnelles que leurs homologues masculins.

Malgré la pression des effectifs, le taux d'échec reste maintenu entre 6 % et 8 %. Le colonel Elbaz détaille son arbitrage lors des commissions de renvoi :

« Je regarde le cadet et j'imagine mon propre fils sous ses ordres. Je me demande : est-ce que je dormirais tranquille en sachant que mon fils le suit au combat ? Si la réponse est oui, il reste. Si je n'ai pas une confiance absolue, il est écarté. C'est le test le plus difficile. »

Le chef d'état-major de l'IDF, le général de corps d'armée Eyal Zamir, a maintenu une politique stricte consistant à nommer les meilleurs officiers de terrain issus des combats comme instructeurs au sein de l'école.

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