Le comité d'appel annule une décision de la Défense sur un vétéran de Tsahal
Le comité d'appel a annulé une décision du ministère de la Défense concernant un vétéran handicapé de Tsahal, pointant une contradiction interne majeure sur sa capacité de travail. Le juge Amir Salame a ordonné un réexamen complet du dossier.

Contradiction interne dans la décision du ministère de la Défense
Le comité d'appel en vertu de la loi sur les soldats invalides (indemnités et réadaptation) a annulé une décision du ministère de la Défense concernant un vétéran handicapé de Tsahal, invoquant une contradiction interne flagrante. La décision du ministère affirmait simultanément que le vétéran était définitivement incapable de gagner sa vie, tout en prétendant qu'il était apte à travailler à temps partiel.
Le président du comité, le juge Amir Salame, a ordonné au ministère de la Défense de réévaluer le dossier.
Contexte de l'affaire
L'appelant, qui n'a pas travaillé depuis 2011, souffre d'une invalidité psychologique de 30 % reconnue comme résultant de son service militaire au sein de Tsahal. Il est également confronté à plusieurs autres problèmes médicaux, en raison desquels l'Institut d'assurance nationale (Bituach Leumi) a établi une perte totale de sa capacité de travail.
Fin 2024, une équipe d'experts professionnels mandatée par l'officier des pensions (le Tzaram) a reconnu sa perte totale de capacité de travail pour une durée de six mois afin de lui permettre de suivre des traitements médicaux. Le ministère de la Défense avait alors adopté cette position. Cependant, en juillet 2025, la situation s'est inversée. Après un nouvel examen, l'équipe d'experts a conclu que bien que l'état de santé général de l'appelant « ne permette pas un travail rémunérateur, et ce, de manière permanente », son invalidité militaire reconnue le rendait « apte à un travail partiel ». L'équipe a recommandé un poste de bureau à 50 %.
L'officier des pensions a adopté ces conclusions, décidant que le vétéran était apte à travailler à mi-temps, réduisant ainsi son allocation mensuelle à un montant partiel d'environ 4 900 shekels. Le vétéran a fait appel, qualifiant cette décision d'arbitraire et de déraisonnable.
La décision du tribunal
Le juge Amir Salame a statué que la décision ne pouvait pas être maintenue en l'état, affirmant que le dossier devait être renvoyé à l'officier des pensions pour un nouvel examen et des clarifications.
Le juge Salame a souligné que la recommandation de l'équipe d'experts de juillet 2025 souffrait d'une contradiction interne évidente :
« Il est évident qu'il s'agit de conclusions contradictoires qui ne peuvent pas coexister l'une avec l'autre. »
Le juge a rappelé que le vétéran n'a pas travaillé depuis environ 15 ans et que les évaluations précédentes considéraient qu'il était incapable de travailler. Le tribunal a estimé qu'il n'était pas clair comment la dernière équipe avait conclu que l'homme était désormais capable de travailler à mi-temps. Le dossier a été officiellement renvoyé à l'officier des pensions pour un réexamen complet.





