Le chef d'état-major de Tsahal exige une rallonge budgétaire urgente
Le chef d'état-major de Tsahal, Eyal Zamir, exige un transfert budgétaire urgent de dizaines de milliards de sikhels. Le ministre des Finances Bezalel Smotrich suggère de solliciter l'opposition.

Le chef d'état-major de Tsahal, le général de division Eyal Zamir, a adressé une lettre urgente et classifiée au Premier ministre Benjamin Netanyahu, au ministre de la Défense Israel Katz et au ministre des Finances Bezalel Smotrich, exigeant une solution budgétaire immédiate. Zamir réclame le transfert urgent de dizaines de milliards de sikhels au budget de la défense pour garantir l'accomplissement des missions militaires.
En réponse, le ministre des Finances Smotrich a indiqué que son ministère a préparé l'infrastructure nécessaire, incluant une décision gouvernementale et des projets de loi, mais a précisé attendre les instructions du Premier ministre. Smotrich a également suggéré que le chef d'état-major s'adresse aux dirigeants de l'opposition pour obtenir leur soutien politique, soulignant que la législation en démocratie nécessite une majorité parlementaire en période électorale.
Conflit Budgétaire et Exigences Financières
Le différend entre le ministère de la Défense et le ministère des Finances porte sur des rallonges budgétaires de dizaines de milliards de sikhels. L'appareil de défense soutient que ces fonds sont indispensables pour faire face aux multiples fronts, renouveler les stocks stratégiques et réarmer. Sans ces fonds, les responsables avertissent de conséquences opérationnelles immédiates, notamment des retards dans l'acquisition d'hélicoptères Apache et la réparation de chars.
« En démocratie, la législation exige une majorité à la Knesset, et l'État traverse actuellement une période électorale », a rappelé le ministre des Finances Bezalel Smotrich.
Projections Financières à Long Terme
Le ministère de la Défense vise un budget annuel d'environ 120 milliards de sikhels pour la prochaine décennie, représentant près de 20 % du budget de l'État et 6 % du PIB. La Banque d'Israël a toutefois mis en garde à plusieurs reprises contre des augmentations non maîtrisées des dépenses militaires.



