Liban : Le Hezbollah vivement critiqué après la prise d'Ali Taher par Tsahal

Après la prise du mont stratégique Ali Taher par Tsahal dans le sud du Liban, des députés et analystes libanais accusent le Hezbollah d'avoir préféré céder la position à Israël plutôt qu'à l'armée nationale.

Israel HayomAuteur : Shahar Kleiman
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Liban : Le Hezbollah vivement critiqué après la prise d'Ali Taher par Tsahal
Photo : Israel Hayom / רכס עלי טאהר | צילום: רשתות ערביות

Après la prise de contrôle par les forces de Tsahal de la crête stratégique d'Ali Taher, dans le sud du Liban, des personnalités politiques et des analystes militaires libanais ont vivement pris pour cible l'organisation terroriste du Hezbollah.

Les accusations d'un député libanais

Le député libanais Fouad al-Makhzoumi, issu de la communauté sunnite, a fustigé l'attitude de la milice chiite :

« Si l'information sur la chute de la crête d'Ali Taher est exacte, cela signifie que vous avez préféré la livrer à Israël plutôt qu'à l'armée libanaise — votre armée et l'armée de tous les Libanais. Quelle logique et quelle sagesse peuvent accepter cela ? »

Le parlementaire a ajouté que l'arsenal du Hezbollah n'avait servi qu'à empêcher l'armée régulière de se déployer sur son propre territoire, sans pour autant stopper l'avancée israélienne. Il a appelé le groupe à remettre ses armes à l'État.

Tentatives de minimisation et réalités du terrain

Face à ce revers, le Hezbollah a tenté de minimiser l'importance de la perte. Mahmoud Qamati, chef adjoint du conseil politique du groupe, a affirmé qu'Israël tentait de présenter Ali Taher comme un « immense complexe militaire » alors qu'il ne s'agissait que d'un « groupe de points de défense ».

Une rhétorique immédiatement balayée par le général de brigade libanais à la retraite et analyste militaire Khaled Hamada :

« La minimisation par le Hezbollah de la chute d'Ali Taher est un aveu de défaite. La perte de cette crête s'inscrit dans la débâcle du Hezbollah au sud du fleuve Litani, après les chutes de Bint Jbeil, d'Al-Khiam, d'At-Tiri, de Deir Siriane et du fort de Beaufort. »

L'effondrement du récit de la « Résistance »

Dans les colonnes du quotidien libanais An-Nahar, l'analyste Iskandar Khashashou explique que l'épisode d'Ali Taher marque l'effondrement de la propagande du Hezbollah. Pendant des semaines, les médias affiliés au groupe avaient érigé ce site en symbole stratégique majeur, le comparant parfois au détroit d'Ormuz.

De son côté, le média libanais Al-Janoubia souligne que cette perte met en lumière la profondeur de la crise interne du Hezbollah, affirmant que l'organisation préfère abandonner ses positions clés aux forces israéliennes plutôt que de les confier à l'armée libanaise.

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