Tsahal anticipe un retrait d'Hébron après les élections sur fond de désaccords
Des officiers de Tsahal prévoient un retrait d'Hébron après les élections en raison de tensions croissantes. Des désaccords opposent la hiérarchie militaire au gouvernement sur la poursuite de l'opération.

Des officiers du Commandement de la région Centre estiment que les forces de Tsahal se retireront d'Hébron après les élections, l'opération actuelle ayant épuisé ses effets et généré des tensions qui alimentent les attaques terroristes par imitation. Selon ces sources, les activités menées ces dernières heures se sont révélées vaines et portent atteinte à la légitimité des opérations dans le secteur, faute d'avoir pu localiser des armes ou des terroristes dans le quartier visé.
Cette évaluation fait suite à des divergences apparues entre le chef d'état-major Eyal Zamir, le commandant du Commandement de la région Centre Avi Bluth, et le Premier ministre Benjamin Netanyahou ainsi que le ministre de la Défense Israël Katz, concernant la poursuite de l'opération militaire à Hébron.
Dans le cadre de cette offensive, les troupes de Tsahal ont évacué des centaines de familles palestiniennes du quartier d'où provenaient les auteurs de l'attentat meurtrier perpétré vendredi dernier à un point de contrôle militaire temporaire. Les forces ont également investi et fouillé des centaines de bâtiments, sans toutefois découvrir d'armes, d'équipements militaires, de munitions ou d'ateliers d'explosifs.
Par conséquent, la hiérarchie militaire a insisté pour se retirer de la zone une fois l'objectif tactique initial dépassé, tandis que le Premier ministre et le ministre de la Défense ont exigé le maintien des forces sur place.
Par ailleurs, l'enquête a permis de mettre au jour un important réseau du Hamas solidement implanté à Hébron et dirigé par des cellules locales, tandis que les autorités examinent d'éventuelles directives venues de l'étranger, notamment de la Turquie.




