Le parti du Public ultra-orthodoxe obtient une garantie de 2 millions
Le capital-risqueur Shlomo Dovrat a garanti un prêt de deux millions de shekels pour le nouveau parti du Public ultra-orthodoxe. Cette formation vise à bouleverser l'électorat haredi et intègre le Dr Nachumi Yaffe sur sa liste.

Le capital-risqueur Shlomo Dovrat s'est porté garant d'un prêt de 2 millions de shekels accordé au parti du Public ultra-orthodoxe, dirigé par Moti Leitner. La formation, qui a soumis sa liste électorale pour la Knesset, cherche à exploiter la frustration envers les partis ultra-orthodoxes traditionnels et à modifier les habitudes de vote au sein de la communauté haredi. Dovrat est le principal garant de ce nouveau parti.
Dovrat, qui dirige également l'Institut Aaron pour la politique économique — auteur de nombreuses recherches sur la nécessité d'intégrer les ultra-orthodoxes dans l'économie — a par le passé présidé la commission sur l'éducation. Selon des sources proches du dossier, « Dovrat s'engage dans l'intégration des ultra-orthodoxes depuis plus de 20 ans, apprécie le courage de ce nouveau parti et a décidé de le soutenir ».
Soutiens financiers et provenances des fonds
Outre Dovrat, plusieurs autres personnalités du monde des affaires ont apporté des garanties financières à la formation de Leitner :
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Efi Shkedy, de la société AFI Capital, a fourni une garantie de 200 000 shekels.
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Uri Eisenberg, entrepreneur social, homme d'affaires de Jérusalem et fils de Shlomo Eisenberg (de la société Isras), ainsi que Moshe Yehuda Sonnenfeld, ont chacun garanti 180 000 shekels.
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Raul Stein a fourni une garantie de 180 000 shekels.
Tous ces hommes d'affaires appartiennent au secteur religieux et ultra-orthodoxe. Par ailleurs, Yair Shamir et Eduard Cukerman ont fourni des garanties de montants inférieurs.
La question des sources de financement du parti suscite un vif intérêt dans le secteur haredi et dans les médias de droite, alimentée par des allégations selon lesquelles « des éléments de gauche se cachent derrière cette formation ».
Défis politiques et inclusion des femmes
Bien qu'il ait mené des pourparlers avec Bezalel Smotrich, Ofer Winter, Benny Gantz et Abir Kara, le parti n'a finalement fusionné avec aucune autre entité. À ce stade, il ne devrait pas franchir le seuil électoral, mais plusieurs sondages estiment qu'il pourrait récolter des dizaines de milliers de voix de protestation, principalement prélevées sur le « bloc Netanyahu ». Cela représente un casse-tête supplémentaire pour le Premier ministre, confronté à une série de formations proches du seuil d'éligibilité.
« Dovrat s'engage dans l'intégration des ultra-orthodoxes depuis plus de 20 ans, apprécie le courage de ce nouveau parti et a décidé de le soutenir. »
La veille, le parti a fait les grands titres en intégrant une femme sur sa liste, cédant à la pression médiatique et interne exercée par des femmes haredi. Initialement opposée à la présence féminine pour des motifs électoraux, la formation a investi le Dr Nachumi Yaffe en troisième position. Yaffe est chercheuse en psychologie politique à l'Université de Tel-Aviv et spécialiste de la société ultra-orthodoxe. Ce choix constitue un pari audacieux, Yaffe s'étant par le passé définie comme une femme de gauche, alors que l'électeur haredi modéré est traditionnellement ancré à droite.
En deuxième position, le parti a placé Asher Perdi, un proche du rabbin David Leibel, fondateur de yechivot hesder ultra-orthodoxes et figure d'opposition rabbinique aux dirigeants traditionnels des partis haredi.




