Tensions entre le Hamas et le Conseil de la paix de Gaza sur le désarmement

Un vif différend oppose la direction du Hamas au Conseil de la paix de Gaza après la publication d'un article d'Ahmed Fouad Al-Khatib appelant à l'abandon de la lutte armée et à un gouvernement technocratique.

Israel HayomAuteur : Shahar Kleiman
Source
Tensions entre le Hamas et le Conseil de la paix de Gaza sur le désarmement
Photo : Israel Hayom / רה"מ בנימין נתניהו ומנכ"ל מועצת השלום על רקע רצועת עזה | צילום: רויטרס EPA

Une vive tension est apparue entre la direction de l'organisation terroriste Hamas et le Conseil de la paix de Gaza. Le conflit a éclaté après la publication par le Conseil sur le réseau social X de citations d'un article critique appelant à un changement fondamental de gouvernance dans la bande de Gaza et à l'abandon de la lutte armée contre Israël.

L'appel au désarmement

La polémique a débuté lorsque le Conseil de la paix a partagé des extraits d'un article du chercheur et exilé gazaoui Ahmed Fouad Al-Khatib, publié dans The New York Times. Le message affirmait que le Hamas avait accepté les demandes du Conseil de remettre ses armes lourdes et de transférer le contrôle à un comité technocratique palestinien. L'auteur soulignait qu'au vu de cela, les destructions dans la bande de Gaza avaient été vaines, accusant une partie de la communauté pro-palestinienne et de la gauche occidentale de soutenir un récit que le Hamas lui-même rejette désormais.

Les membres du Conseil ont ajouté leur propre message, précisant que Gaza doit devenir un modèle d'autogouvernance efficace au cours de la prochaine décennie. Ils ont insisté sur la nécessité de convaincre Israël et ses alliés que les aspirations palestiniennes sont axées sur la liberté et la prospérité, et non sur la destruction d'Israël. Pour ce faire, selon le communiqué, une déradicalisation profonde est requise dans les écoles, les mosquées, les médias et l'espace public.

La contre-attaque du Hamas

Ces déclarations ont provoqué la colère immédiate de la direction du Hamas. Bassem Naim, haut responsable de l'organisation à l'étranger, a attaqué le Conseil, établi en vertu d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, l'accusant de se comporter comme des militants des réseaux sociaux. Naim a affirmé qu'Al-Khatib était un auteur aux penchants sionistes manquant d'objectivité.

Il a reproché au Conseil de publier des propos contredisant la position des médiateurs et les ententes conclues lors des réunions d'El-Alamein en Égypte, auxquelles ont participé des personnalités internationales telles que Jared Kushner, Nickolay Mladenov et Tony Blair.

Le responsable du Hamas a conclu sa réaction en affirmant :

« Le Hamas est un mouvement national élu qui représente de larges pans du peuple palestinien. L'avenir de Gaza ne sera déterminé que par ses habitants. »

Il a exigé que le Conseil de la paix maintienne sa neutralité, sur fond de désaccords persistants concernant la restructuration de l'administration civile et sécuritaire dans la bande de Gaza.

Dans la même rubrique